Tuberculose au Burkina : Les nouveaux défis

Ce 27 janvier 2017, Ouagadougou accueille une rencontre de restitution des résultats de la revue externe 2017 du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT). A l’issue de cette rencontre, selon les organisateurs, il est attendu des orientations pertinentes pour permettre d’avoir un plan stratégique qui soit aussi robuste que possible. Ce qui permettrait également de rentrer dans la stratégie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant cette lutte.

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L’OMS a déclaré la tuberculose comme une urgence sanitaire mondiale depuis avril 1993. Au Burkina, cette maladie ainsi que bien d’autres a été placée au rang des problèmes prioritaires de santé. Et depuis 1995, un Programme chargé d’organiser à l’échelle nationale la lutte contre ladite maladie a été créé.

« Dans cette lutte, des résultats ont été engrangés avec leurs forces et faiblesses ainsi que leurs limites. La revue externe dont les résultats vont être restitués ce matin fait partie des mécanismes de suivi et d’évaluation du programme et reste un exercice très important pour tout programme de santé », a dit Dr. Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, Secrétaire général du ministère de la santé.

A l’écouter, les deux semaines de travaux sur le terrain effectués par des experts externes permettront notamment de formuler des recommandations dans l’optique d’améliorer les performances dans le cadre des objectifs d’élimination de la tuberculose contenus dans la nouvelle stratégie « End TB » de l’OMS et d’orienter l’élaboration du prochain plan stratégique de lutte contre la tuberculose 2018-2020.

Pour le Coordonnateur du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNT), Dr Kombari Adjima, la lutte contre la tuberculose au Burkina se porte bien, mais ce qui est important, c’est de noter qu’il y a encore des défis importants à relever. Raison pour laquelle, ajoute-t-il, cette revue trouve toute sa place dans le contexte actuel.

Les difficultés auxquelles les acteurs font face concernent essentiellement les questions liées à l’accès au diagnostic et les traitements jusqu’au bout des personnes atteintes par la tuberculose. En 2015, d’après des données officielles, le Burkina a pu recenser 5.600 malades de la tuberculose dont 9 à 10% de décès dus à cette maladie. Pour changer la donne, il faudrait passer sous la barre d’au moins 5% de décès selon les estimations de l’OMS.

Noufou KINDO

Burkina 24

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Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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