Circulation routière à Ouagadougou : Rappel des règles pour les motos de 50 à 125 cm³

Le jeudi 11 juin 2026, la police municipale de Ouagadougou a déployé un dispositif sur les artères de la capitale pour rappeler une obligation réglementaire. En application du décret n° 2003-418 du 12 août 2003, les conducteurs de vélomoteurs d’une cylindrée comprise entre 50 et 125 cm³, incluant les modèles tels que les « Mio », « Airblade » et « GEAR » etc. ont l’obligation de circuler sur les pistes cyclables, dites « petites voies ».
Cette mesure vise à sécuriser le trafic en séparant ces petites cylindrées des véhicules lourds sur les axes principaux. L’opération s’appuie sur le décret n° 2003-418 du 12 août 2003, un texte fondamental qui fixe les règles de la circulation routière au Burkina Faso.

« Nous constatons trop d’accidents impliquant des petites cylindrées sur les voies rapides. Il est indispensable de séparer ces engins du trafic lourd pour protéger les usagers les plus vulnérables», a expliqué le contrôleur de police municipale, Mohamed Koffi Ayechewou, de la Direction de la sécurité publique.

Le décret n° 2003-418 ne se limite pas à définir les types de véhicules ; il organise l’espace urbain pour assurer la sécurité de tous. Selon ce texte, les engins dont la cylindrée est comprise entre 50 et 125 cm³ ont l’obligation d’emprunter les pistes cyclables, ou « petites voies », lorsqu’elles existent.

Le contrôleur Mohamed Koffi Ayechewou a d’ailleurs précisé,« La loi est claire : ces catégories de motos ne doivent pas se mêler au flux des véhicules lourds sur la chaussée principale. C’est une question de discipline et de survie sur la route».
En plus de cette séparation des voies, le décret impose des règles strictes sur le comportement au guidon. Il est formellement interdit de transporter plus d’un passager sur un vélomoteur. De même, il est prohibé de rouler de front, c’est-à-dire côte à côte, afin de ne pas encombrer inutilement la voie publique.

En plus le port du casque de protection, dûment agréé par l’administration, demeure une exigence légale impérative pour tous les usagers.Pour beaucoup d’usagers, ces dispositions étaient méconnues. Toutefois,l’accueil est positif. « Les conducteurs ont été globalement réceptifs, souligne le contrôleur. Une fois informés du risque, la plupart acceptent de se conformer immédiatement », a relevé le Contrôleur Koffi Ayechewou.

Cette phase actuelle est purement pédagogique, visant à informer la population sur ses devoirs. Cependant, la police municipale prévient qu’elle précède une phase de répression. Le non-respect de l’obligation de circuler sur la piste cyclable constitue une contravention de première classe, passible d’une amende de 3 000 F CFA.
La police municipale appelle les usagers à adopter ces nouvelles habitudes dès maintenant, afin de favoriser une cohabitation plus sûre sur les routes de Ouagadougou.
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Akim KY
Burkina 24




