Angola : José Eduardo Dos Santos s’assure un atterrissage en douceur

Un projet de loi modifiant les avantages accordés aux anciens chefs d’État suscite les passions. Tout porte à croire qu’il est taillé sur mesure pour le président angolais, José Eduardo dos Santos, qui quittera ses fonctions en août prochain. 

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Si plus aucun doute ne subsiste quant au départ de José Eduardo dos Santos, 74 ans et président de l’Angola depuis plus de trente-sept ans, les conditions de sa retraite ne sont pas encore réglées. 

Les élections générales en Angola sont prévues le 23 août prochain. Avant cette échéance, un projet de loi organique fait jaser l’opinion angolaise. Cette loi en gestation est composée de 4 chapitres et de 14 articles et modifie les avantages accordés aux anciens chefs d’État.

Ce 28 juin 2017, il sera présenté à l’Assemblée nationale mais devra trouver sur sa route l’opposition politique.

Ce projet de loi en plus « des ajustements sur certains points prévus par la Constitution de 2010, tels que sa rémunération, qui sera équivalente à 90 % de son dernier salaire (revu opportunément à la hausse le 8 juin pour atteindre environ 5 600 euros par mois), la prise en charge de gardes du corps, d’une voiture avec chauffeur, ou encore de billets d’avion en première classe, le projet élargit certains de ces privilèges aux anciens vice-présidents et aux familles, dont la première dame, qui bénéficierait d’un salaire équivalent à 70 % de celui du président lors de sa dernière année en fonction », explique Jeune Afrique.

En quittant ses fonctions en Août prochain, José Eduardo Dos Santos devrait revêtir ses habits de « président de la République émérite honoraire » comme le stipule la loi à venir.

L’article 127 de la constitution angolaise qui stipule que « le président de la République n’est pas responsable des actes commis dans l’exercice de ses fonctions, sauf dans les cas de corruption, de trahison et de crimes […] » est affaibli par ce projet de loi dont l’un des articles « exclut toutes poursuites devant un tribunal spécial pour des infractions – quelles qu’elles soient – commises au cours des fonctions de président », révèle notre source.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU                                                                                                                                     Burkina24

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