Burkina : Il souhaite offrir une bibliothèque numérique à chaque élève et étudiant

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Partir de la pénétration du taux d’accès à la technologie pour mettre de la documentation numérique au profit des élèves des localités reculées de la capitale Ouagadougou de même qu’aux étudiants des principales villes du pays, c’est le but visé par l’équipe de l’Organisation pour la Promotion de l’Education Nationale (OPEN) Burkina créée par le député Bachir Ismaël Ouédraogo.

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« Rares sont les établissements qui ont des bibliothèques. Même ceux qui ont des bibliothèques, vous vous retrouvez avec de la documentation vétuste… ». Forts de ce constat et mus par la volonté de de contribuer à « élever le niveau » de l’éducation au Burkina Faso au travers des alternatives qu’offre la technologie, Dr Bachir Ouédraogo, enseignant à l’Institut d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) et ses collaborateurs s’attèlent pour permettre qu’en un clic, élèves et étudiants aient accès à toute la documentation possible (tous les cours du CP1 à la terminale pour l’enseignement général et l’enseignement technique, Wikipédia offline pour faire du travail de recherche sans connexion à Internet).

« On est en mesure de mettre des contenus de cours qui sont adaptés à nos réalités et faire de telle sorte que l’éducation puisse prendre son envol au niveau du Burkina Faso », dit-il. « C’est vraiment un projet très important », juge Issaka Kanazoé, responsable de la transformation numérique à Orange Burkina. Il a promis séance tenante qu’Orange accompagnera OPEN Eduation Burkina pour que l’objectif visé qui est que tous les élèves et étudiants puissent avoir accès à ces documents soit atteint par l’offre de solutions appropriées.

En plus de la documentation « accessible et téléchargeable gratuitement » sur le site www.openeducationbf.com, les apprenants peuvent avoir accès à la plateforme offline qui est sur support carte mémoire dans les points de vente OPEN. Le coût du package pour chaque élève culmine entre 5 000 et 15 000 francs CFA. « C’est le coût du matériel que vous payez »,  précise l’initiateur de l’Organisation pour la Promotion de l’Education Nationale (OPEN) dont le souhait est d’avoir des partenaires « pour rendre cet outil encore plus accessible » avec un prix « vraiment dérisoire » de 1 000 ou 2 000 francs CFA.

OPEN s’ouvre aux établissements d’enseignement qui veulent avoir accès à la documentation pour constituer leur propre bibliothèque virtuelle avec quelques tablettes et/ou ordinateurs. Ainsi, « ceux qui n’ont pas les moyens pourront aller dans ces bibliothèques parce que sans bibliothèque, c’est difficile », constate l’enseignant, qui estime que l’on ne peut pas éduquer un peuple sans que les gens aient la possibilité d’aller à la bibliothèque, d’aller faire un travail contradictoire.

Le téléphone et les élèves

« L’éducation, définit Dr Bachir Ouédraogo, ce n’est pas seulement rentrer dans une classe et boire seulement ce que le professeur est en train de dire. Je suis enseignant. Nous donnons un peu à l’élève et l’élève doit aller se débrouiller, faire un travail de recherche. C’est de là que naît l’esprit critique, l’innovation ».

Séduit par les propos du Dr Bachir Ouédraogo, le ministre d’Etat Simon Compaoré, président de la cérémonie, « un analphabète,  (qui) ne connait rien dans ces trucs-là » (ce sont ses propres termes), n’a pas hésité lors de sa prise de parole à le faire savoir à toute l’assemblée. « Dr Bachir Ouédraogo, we are so proud of you and your team (Dr Bachir Ouédroago, nous sommes si fiers de toi et de ton équipe)», dira-t-il. Alors maire de la commune de Ouagadougou, a déclaré l’initiateur de OPEN Education Burkina, le président de la cérémonie a été « la première autorité burkinabè à croire à ce projet ».

Aux jeunes qui sont « accros à la technologie qu’on le veuille ou pas », le député ne pense pas à la privation de cet outil. « Penser qu’on peut enlever le téléphone entre les mains des élèves, c’est utopique », dit-il.

De même si au « 21 ème siècle, les analphabètes, c’est ceux qui ne maitrisent pas l’outil informatique, pourquoi vouloir que nos élèves ne puissent pas s’accrocher à cet outil au moment où ce sont les élèves qui sont la relève ? », s’est intérrogé Dr Bachir Ouédraogo. L’enseignant propose d’«adapter» la technologie aux besoins des apprenants au lieu de les « laisser sur Facebook,  WhatsApp toute la journée ».

Et même si « ce n’est pas pour [se] consoler », assure-t-il, le ministre d’Etat qui « ne pense pas être le seul (analphabète) »,  a partagé son enthousiasme et ses espérances. « Je voyais des jeunes rentrer. J’étais très content. Ils peuvent accéder à la connaissance et devenir des grands ingénieurs, des grands informaticiens, développeurs ».

Oui Koueta

Burkina24

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Un commentaire

  1. Félicitation au député Bachir pour ce combat qu’il continu de mener. Beaucoup d’encouragement à lui. Maintenant qu’il est député, il peut même s’attaquer à des questions plus profondes. Il s’agit de la disponibilité des ressources pédagogiques en versions numériques et de la licence d’utilisation de ces documents. Est-ce que le livre de lecture de CP1 est disponible en version électronique? Comment amener les éditons « faso livre » à offrir des versions numériques de leurs livres? Comment collaborer pour avoir les documents CIAM en versions numériques par abonnement par les établissements pour offrir un accès à leurs élèves? C’est des questions d’un tout autre niveau que la mise à disposition technique des documents déjà en format numérique et que le statut du député Bachir peut permettre de faire avancer. La disponibilité de contenu est la clef du développement des bibliothèques numérique, bien au delà de la disponibilité de l’infrastructure.

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