MASA 2018 : Des «Qu’on sonne & Voix-ailes » pour séduire

Des consonnes et voyelles, ce sont ces lettres qu’a su aligner ce quatuor venu du Burkina pour tenir en haleine le public du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA) 2018. Il fait partie des groupes burkinabè de la sélection du MASA.

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Le collectif « Qu’on sonne & Voix-ailes », puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est assez bien défendu sur sa première scène au MASA ce dimanche 11 mars 2018 sur l’esplanade lagunaire du palais de la culture d’Abidjan.

Ces quatre jeunes,  Térence, Valian, Tony  et B-rangé ont séduit le public en  alliant scène et texte poétique.

Leur art, le slam fait partie des dernières disciplines à intégrer le marché des arts du spectacle à Abidjan.

Première sortie, ce sont sans doute des portes qui s’ouvrent à eux car, le marché  est l’occasion de se faire connaitre, de nouer des liens, de se frotter à d’autres artistes slameurs du continent.

En effet, leur présence sur les bords de la lagune Ebrié ne sera pas de tout repos, des antennes leur sont ouvertes, et partagent de scènes en dehors de celles du MASA.

Tony, l’un des membres du groupe de dire que le slam n’est plus relégué au second plan, comme le groupe l’illustrait parfaitement dans l’une de ses chansons : «Bon, on va programmer les slameurs puis les artistes après », « Nous on ne parle pas, on n’écoute », reprennent-ils en refrain.

Une chanson qui en dit long sur leur parcours artistique, les débuts difficiles dans le milieu. Le temps leur donnera raison : « Pour nous,  il fallait travailler à faire connaître le slam au Burkina et aujourd’hui notre musique tombe dans de bonnes oreilles et les gens nous accompagnent».

 « Nous remercions le MASA de nous avoir ouvert ses portes. Cela a été une grande expérience et Dieu merci, nous avons de bons retours des gens qui ne nous connaissaient pas ou n’ont jamais entendu parler de nous».

Le collectif « Qu’on sonne & Voix-ailes » sur la scène au MASA 2018

Ces garçons abordent des questionnements aussi bien personnels, sociaux que politiques, et comme pour mieux faire passer la pilule, ils enrobent leur poésie d’une dose d’humour et d’autodérision.

Leur objectif, dénoncer (Qu’on sonne) et faire porter loin leurs voix, telles des colombes (Voix-ailes).

Du reggae, rock, acappella colorent leur album « Siraba», « La grande voix » en dioula,  ne dérogera pas à la règle en empruntant la voix du plus grand marché des arts du spectacle en Afrique.

Revelyn SOME

Burkina24

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Un commentaire

  1. Beaucoup d’énergies positives, d’intelligences, de spiritualité et d’acceptation dans ce groupe. Des choses utiles qui encouragent et qui donnent de la volonté pour mieux construire demain ! Dieu nous bénisse et nous inspire pour que l’on demeure toujours dans le droit chemin !

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