Littérature : Evasion avec Nabou Fall

Nabou Fall, cheffe d’entreprise, blogueuse,  écrivaine et militante engagée pour la cause féminine, présente à Ouagadougou, a échangé avec la presse  autour de son premier roman «Evasion virtuelle » publié aux éditions Tabala en Côte d’Ivoire.

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Des femmes africaines aux destins croisés prennent des décisions courageuses  pour s’affirmer  et être autonomes. La vie de Fanny va se transformer et des espoirs renaîtront après des retrouvailles virtuelles avec un amoureux du passé. Au-delà de cette romance se joue en parallèle une histoire d’une femme vivant da,s l’ombre de son époux. Une femme soumise aux valeurs cardinales du mariage en Afrique.

« Evasion virtuelle » est un roman qui narre l’histoire d’une femme qui doit prendre son destin en main face à la société. Le personnage principal mûrit et ose prendre des décisions pour se construire une autre vie dont elle a toujours rêvé dans une  Afrique où les femmes divorcées sont souvent stigmatisées.

Nabou Fall, écrivaine

Pour Nabou Fall, chaque personne doit avoir le courage de vivre sa vie et d’accomplir son destin, de se réaliser et d’aller au bout de ses rêves quelles que soient les adversités qui touchent la personne. Pour elle, le bonheur prime sur les préjugés sociaux.

Le monde virtuel , internet, a en son sens une place prépondérante dans nos sociétés. Il aura  permis cette évasion de son héroïne,  de s’échapper de son quotidien, de sa vie. Mais il est aussi un moyen de communication, un moyen de travailler « même si certains le pervertissent ». Elle garde une perception très positive du virtuel.

L’auteure dépeint la société africaine contemporaine et aisée avec ses secrets et ses travers. «La femme africaine ne semble exister que si elle est l’épouse de son mari, la mère de ses enfants ». Des thèmes tels que des pesanteurs sociales, la stérilité, l’amitié, l’adultère sont évoqués en filigrane dans l’intrigue romanesque.

Un roman qui donne le ton a un style très africain mais moderne avec différentes cultures, un environnement africain en termes de la description de la décoration, la mode. Une somme des cultures, de son pays d’origine le Sénégal et de  tous ces pays visités, le Gabon en passant par le Congo,  l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, entre autres.

Elle se définit comme une féministe mais pas « une féminise au sens erroné et biaisé qu’ont les hommes africains », dit-elle. Selon l’écrivaine, être féministe, c’est revendiquer et défendre certains droits fondamentaux de la femme.

 « Quand une femme prend la parole pour défendre les autres femmes, elle est forcément féministe, quand elle se lève pour se défendre pour être autonome (… ) Je suis concernée en tant que femme africaine, parce que si moi-même je ne me défends pas, qui va me défendre ? », s’est-elle interrogée.

La cause féminine et sa passion de l’écriture lui ont permis de créer un blog puis un magazine destinés aux femmes. Et comme son héroïne, écrire est le moyen d’évasion de Nabou depuis sa jeune enfance. Elle est à son troisième livre écrit. Cependant « Evasion virtuelle » n’est que le premier à être publié.

Revelyn SOME

Burkina24

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