Nadège Ouédraogo, jeune chef d’entreprise au Canada

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Un forum économique se tient du 12 au 13 septembre au Canada. Découverte de Nadège Ouedraogo, jeune chef d’entreprise basée au Canada. Elle y est arrivée en 2009 après son succès au Baccalauréat décroché à l’Ecole Internationale de l’Amitié à Ouagadougou. Depuis quelques années, Nadège Ouédraogo dirige son propre cabinet d’immigration dit AOF Immigration Canada destiné à faciliter l’accès au Canada aux jeunes diplômés burkinabè (et d’ailleurs) et qui projettent, soit poursuivre leurs études, soit s’installer dans ce pays de l’Amérique du Nord.

B24: Que fait votre entreprise pour aider les jeunes qui veulent venir étudier au Canada ?

N.O.: Notre cabinet AOF Immigration Canada se propose d’accompagner les jeunes diplômés ou futurs diplômés burkinabè dans leurs démarches d’immigration. Cela va du choix de l’établissement à l’accueil au Canada, en passant par la demande de Visa étudiant et du permis d’études.

B24: Décrivez-nous un peu les différentes étapes à franchir pour une personne qui souhaite étudier au Canada. 

N.O.: Dans un premier temps, nous demandons des renseignements afin de cerner au mieux le profil de l’étudiant et de pouvoir le guider au mieux dans son projet. Avec les éléments reçus, nous pouvons proposer différents établissements et cursus ici au Canada.

Une personne de notre équipe est spécialisée dans l’accompagnement des étudiants. Une fois l’admission dans l’établissement obtenue, nous procédons à la demande de visa et du permis d’étude. Une fois ces demandes approuvées par les autorités canadiennes, nous nous proposons également d’aider nos jeunes clients dans leur recherche de logement sur place. Ensuite, l’étudiant n’a plus qu’à venir pour s’installer et démarrer ses études.

B24: Forcement tout ceci n’est pas gratuit. A combien s’élèvent vos prestations et plus loin, combien un étudiant doit-il prévoir en moyenne chaque année pour vivre au Canada, (de la scolarité à l’hébergement, nourriture, etc…?

N.O.: Nos honoraires sont variables en fonction du programme d’accompagnement choisi par le client. Sur le marché du conseil en immigration, nous sommes un des cabinets les moins onéreux en ce qui concerne l’immigration étudiante car il me tenait à cœur de pouvoir offrir à mon tour l’opportunité d’étudier au Canada pour le maximum, tout comme j’ai eu la chance plus jeune de pouvoir le faire.

En ce qui concerne la vie au Canada pour un étudiant, le gouvernement exige généralement une preuve de disponibilité de fonds à hauteur de 22 000 dollars pour la première année. L’étudiant qui est au Canada a la possibilité de trouver un emploi étudiant (à hauteur de 20 heures par semaine maximum) afin de contribuer à sa vie sur place et de trouver un rythme de vie stable pour les années suivantes.

B24: A propos des processus d’immigration, bon nombre de personnes désireuses d’étudier au Canada pèchent par ignorance. Quelles sont alors les erreurs à éviter pendant à ce niveau ?

N.O.: Généralement, ce qui cause défaut sur certains dossiers est le fait de s’y prendre assez tard et de penser que le processus d’immigration est simple et rapide alors qu’il s’agit d’un process assez complexe pour lequel certaines connaissances font souvent toute la différence.

Il s’agit ici de l’essence même de notre cabinet. Si l’immigration qu’elle soit étudiante ou professionnelle était simple, les cabinets de conseils n’auraient aucune plus-value auprès des futurs migrants. Parfois les étudiants perdent une, voire deux années en voulant tenter seuls alors que le recourt à un cabinet permet d’économiser au final du temps et de l’argent.

B24: Toujours au chapitre des erreurs à éviter, quelles sont celles qu’un nouvel arrivant doit s’abstenir de commettre ?

N.O.: Parfois, les étudiants pensent avoir fait le plus dur du chemin en arrivant et en ayant abouti dans leur démarche d’immigration. Ils ne doivent pas oublier que la réussite du process d’immigration n’est pas une fin en soi et que le but ultime est l’obtention d’un diplôme canadien. Ce qui implique un gros investissement personnel une fois ici.

Notre cabinet essaie de faire comprendre aux étudiants arrivant au Canada que leur implication dans leurs études sera déterminante pour la suite de leur vie et qu’ils devront fournir des efforts qui, au final, seront payants pour leur avenir.

B24: Parlez-nous des meilleures villes canadiennes en termes d’études. Autrement, quelles sont les meilleures villes du Canada pour trouver du travail ou embrasser une carrière artistique ?

N.O.: Je pense qu’il faut bien distinguer l’immigration en tant que travailleur ou en tant qu’étudiant. Les étudiants venant ici doivent à mon avis se focaliser sur la réussite leurs études en priorité, même si cela n’empêche pas de trouver un job étudiant pour améliorer leur vie au quotidien.

Le Canada a l’avantage d’offrir des cursus en français. Ce qui est très rare aux USA. Et il permet de se perfectionner ou de suivre des cours également en anglais. La qualité de vie et l’obtention de bourses en cas de bonne moyenne sont aussi des avantages qu’a le Canada sur les USA.

En ce qui concerne le choix des villes, tout dépend du choix d’études. Cependant, nous conseillons dans la mesure du possible de choisir des villes étudiantes où la vie est plus calme et moins chères. Nous pouvons par exemple citer Moncton ou Ottawa qui sont d’après nous de très bonnes villes pour un étudiant immigré.

Interview réalisée par Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Burkina24

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