Situation sécuritaire au Burkina : L’offensive de Paul Kaba Thiéba

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Pendant que le Chef suprême des armées commande le Conseil supérieur de la défense et que les Forces armées annoncent des offensives à l’Est, le Chef du gouvernement prend langue avec les forces vives. 

Le chef du gouvernement burkinabè Paul Kaba Thiéba a entamé une offensive de charme auprès des composantes de la société burkinabè. En plus d’une apparition devant l’Assemblée nationale le 17 septembre 2018 où il a tenu un discours qui s’est voulu rassembleur et moins agressif que celui des responsables du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), parti au pouvoir, le Premier ministre a entamé une série de rencontres sur la situation nationale.

Elles ont pour but « d’échanger et de tenir informées les forces vives de la nation de la situation nationale« .  Les 13 et 14 septembre 2018, c’était les autorités religieuses et coutumières qui ont été reçues. Les partis de la majorité présidentielle ont suivi le 19 septembre 2018, avant ceux de l’opposition, le 20 septembre. Ce vendredi, ce sont les élus locaux qui ont été sollicités par le locataire du palais situé Avenue de l’Indépendance. 

Pas mal accueillie

Cette initiative ne semble pas déplaire. Jusqu’à l’opposition politique. Du moins, à  en croire Gilbert Ouédraogo, qui a conduit la délégation du Chef de file de l’opposition jeudi. Il a « salué cette initiative du PM (que l’opposition, ndlr) attendait« .  Même si les opposants n’ont pas manqué de proposer leurs solutions, notamment « le renforcement des moyens d’action des FDS (Forces de défense et de sécurité, ndlr), la mise de l’accent sur une communication qui rassemble les filles et fils du pays, rassure les Burkinabè« . 

Les attaques répétées à l’Est avaient suscité des critiques sévères de la part de l’opposition et d’une partie de l’opinion contre le Chef de l’Etat, notamment son apparente incapacité à y faire face. Ces critiques ont été exacerbées lorsqu’une note d’un responsable de la police nationale a fait état de l’insuffisance des moyens mis à la disposition des forces de sécurité. Levée de boucliers qui a conduit l’exécutif et même le Parlement à réorienter la communication sur le fait que  « ce n’est pas le MPP qui est attaqué, (mais) c’est la patrie qui est attaquée ».

Les différents acteurs rencontrés jusque-là par le Chef du gouvernement ont laissé entendre qu’ils joueraient leur partition dans cette lutte contre les assaillants. Même si, en attendant, l’opposition maintient sa marche du 29 septembre 2018.

Burkina24


Photo : Premier ministère

There are 2 comments

  1. Vraiment, il faut que le gouvernement fasse preuve de courage et de traquer les bandits qui sevisent partout du pays. Que Dieu nous aide. La patrie ou la mort, nous vaincrons

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Rédaction B24

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