Burkina : Un nouveau syndicat au sein de la Police nationale

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Depuis près de deux ans, l’Union police nationale (UNAPOL) était le seul syndicat qui défendait les intérêts des policiers. Le mardi 30 octobre 2018, un autre syndicat qui réclame les mêmes missions s’est présenté à la presse. L’Alliance police nationale (APN) est née le 13 octobre 2018. Ce nouveau syndicat de la Police nationale a pour Secrétaire général, Yitouro Somé qui dirige un bureau composé d’assistants de police.

La guéguerre au sein de l’Union police nationale (UNAPOL) a accouché d’un nouveau syndicat. Pour sa première déclaration, l’Alliance police nationale (APN) a eu des mots assez durs à l’endroit du premier responsable de la Police nationale. « Monsieur le DG, vous avez été un espoir pour la Police nationale à votre arrivée à la tête de l’institution. Hélas ! C’est avec consternation que les policiers ont constaté votre gestion chaotique, calamiteuse, revancharde et mafieuse de la Police nationale », a déclaré Yitouro Somé.

Faisant le parallèle, le secrétaire général de l’APN a mis en garde la hiérarchie policière contre toute tentative d’ingérence et de déstabilisation du nouveau syndicat. Ainsi, il a regretté l’« ingérence » du Directeur général de la Police nationale « dans la vie de l’UNAPOL ». A l’en croire, c’est cette immixtion qui a conduit à ce clivage entre les policiers.

Vidéo – Des motivations de la création de l’Alliance police nationale

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Tout le monde est unanime que l’ancien bureau de l’UNAPOL a engrangé pas mal d’acquis pour les policiers, reconnait Yitouro Somé. « C’est fort regrettable de constater qu’au renouvellement de ce bureau, poursuit-il, il y ait eu immixtion pour détourner les policiers ». Et c’est pour canaliser les policiers « errants » que le nouveau syndicat est né.

Foi du secrétaire général de l’APN, il n’y a pas eu de conflit avec l’UNAPOL. « Ce n’est pas une dissidence, dit-il. Nous croyions tous à la vision de l’UNAPOL. Malheureusement, vers la fin, on nous a menés en bateau. Faut-il accepter s’asseoir les bras croisés parce qu’on est en perte de vitesse ? Non ! C’est dans ce sens qu’on a créé l’Alliance pour nous orienter ».

Une partie du bureau de l’Alliance police nationale – Ph. B24

Ignace Ismaël NABOLE

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).

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