Procès putsch : Me Mamadou Traoré nie sa participation

Procès putsch : Me Mamadou Traoré nie sa participation

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L’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats du Burkina Faso, Me Mamadou Traoré, poursuivi dans le procès du Coup d’Etat de septembre 2015 pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre et coups et blessures, était à la barre le mercredi 21 novembre 2018 pour répondre des griefs soulevés contre lui. Face aux questions du Parquet militaire, des avocats des parties civiles et ceux de la défense, l’accusé a réfuté les chefs d’accusation qui pèsent sur lui.  

Bien avant celui qui a été bâtonnier de l’ordre des avocats du Burkina Faso, Me Mamadou Traoré, le colonel-major Boureima Kéré, chef d’état-major particulier de la Présidence du Faso au moment du coup de force, était à la barre pour terminer son audition. Cet inculpé qui s’est présenté durant son interrogatoire comme « un médiateur » a été soutenu par l’un de ses avocats, Me Michel Traoré.

Celui-ci a fait ressortir le caractère humain dans la réaction de son client face aux événements de septembre 2015. « Le colonel-major Boureima Kéré n’est pas Jésus christ. Il est un homme comme nous », a confié l’avocat qui précise que les actions de son client concourraient à la protection de sa famille.

A la fin de l’audition du colonel-major Boureima Kéré, le bâtonnier Mamadou Traoré a été appelé à la barre pour répondre de trois chefs d’inculpation : attentat à la sûreté de l’Etat, meurtre et coups et blessures. L’inculpé qui bénéficie d’une liberté provisoire est défendu par une armée d’avocats, une dizaine, à en croire le rôle d’audience (liste de passage des accusés) fourni par le Tribunal militaire.

L’ancien bâtonnier Mamadou Traoré, dans sa relation des faits, tout en niant les chefs d’accusation, a indiqué s’être rendu au camp Naaba Koom II le 16 septembre 2015 vers 23h pour avoir des nouvelles du président de la Transition, Michel Kafando. Selon sa narration, ce déplacement dans le camp contrôlé par l’ex Régiment de sécurité présidentielle (RSP) fait suite à un appel qu’il aurait reçu du Président sénégalais Macky Sall.

L’accusé qui s’est présenté durant son audition comme l’envoyé du Président sénégalais a aussi indiqué avoir transmis un message de Macky Sall au général Gilbert Diendéré. Et le message allait dans le sens de la préservation de l’intégrité physique du Président de la Transition. Toujours dans son rôle d’envoyé du Président sénégalais, Me Mamadou Traoré avoue avoir rencontré « au moins quatre fois » le général Diendéré durant les événements de septembre 2015.

Au cours de son interrogatoire à la barre, Me Mamadou Traoré est revenu sur le point concernant la rédaction de la première déclaration lue au matin du 17 septembre 2015 par le médecin lieutenant-colonel Mamadou Bamba. Selon certains de ses coaccusés, l’inculpé était présent au moment de la mise en forme du document. Le prévenu s’en lave les mains  et réfute tout en bloc.

La séance été suspendue peu avant 17h. Elle reprend le jeudi 22 novembre 2018 avec la suite de l’audition de l’ancien bâtonnier Mamadou Traoré.

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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Ignace Ismaël NABOLE

Journaliste reporter d'images (JRI).
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