Biens culturels : Le Burkina a commencé le rapatriement depuis 2008

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Le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCAT) a organisé une conférence de presse ce jeudi 29 novembre 2018 au musée de la Musique Georges Ouedraogo. Cette rencontre a porté sur la restitution temporaire ou définitive des biens du patrimoine culturel africain par la France.

La présence d’objets et d’archives burkinabè dans les collections d’institutions patrimoniales françaises est évidente. Cependant, jusque-là, l’on ne saurait donner le nombre exact et le contexte dans lequel ces collections se retrouvent aujourd’hui en France, a déclaré le professeur Jean Célestin Ki, enseignant chercheur en histoire de l’art à l’université de Ouagadougou. « Le rapport de Felwine Sarr et de Bénédicte Savoy, les experts  commis par le président français, a confirmé, entre autres points,  la difficulté pour l’heure d’avoir un inventaire exhaustif des biens culturels africains en France», ajouta-t-il.

Selon les rapports des experts, le Burkina Faso compte approximativement  1 088 objets présents dans les institutions en  se référant aux inventaires disponibles.

A la lecture des conclusions des deux experts, il ressort que la mise en œuvre du processus de retour des biens culturels africains nécessite la mise en place et l’adoption d’un certain nombre de dispositifs réglementaires et organisationnels tant au niveau de l’Hexagone que des pays africains.

Le Burkina  dispose déjà  d’un arsenal d’instruments normatifs, nationaux et internationaux aux nombre desquels la loi n 024/AN du 13 novembre 2007 portant protection du patrimoine culturel et a ratifié la plupart des textes et conventions internationales en matière de convention de 1995 qui préconise sous certaines conditions, la restitution des biens culturels expropriés à leurs pays d’origine, a lancé le professeur Jean Célestin Ki.

Mais pour le  secrétaire général du MCAT, Jean Paul Koudougou, la restitution des biens culturels au Burkina n’était pas nouvelle et faisait partie des actions déjà menées.  En 2008, le Burkina avait procédé au rapatriement de près de 33 œuvres et documents sonores inédits collectés par des chercheurs français depuis les années 30.

Depuis des années,  le ministère en charge de la culture travaille à renforcer le dispositif contre le trafic illicite des biens culturels à travers des sensibilisations au profit des forces chargées du contrôle aux  frontières, et la mise en place d’équipes mobiles de contrôle  et à la réactualisation de certains textes.

Du reste, les référentiels du ministère en charge de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche ainsi que ceux du MCAT ont fait une part belle à la gestion du patrimoine culturel à travers la normalisation des musées, la régularisation des inventaires et la problématique du rapatriement des biens culturels.

A  l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo le 28 novembre 2017, le  président français Emmanuel Macron a annoncé qu’il allait créer  « d’ici cinq ans, les conditions (…)  pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ». Des experts ont été commis à la tâche et ont rendu leur rapport.

Dahma ILBOUDO (Stagiaire)

Burkina24

Il y a 1 commentaire

  1. Oui c’est bien ça et l’or et les diamants volé au même moment que les masques et statue qu’en est il ? Fallait commencer par récupéré ça .

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