Burkina Faso : Le PAREN pour un développement endogène d’un Burkinabè nouveau

 

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Le congrès extraordinaire du Parti pour la renaissance nationale (PAREN) a connu son apothéose le 29 mai 2021 à Ouagadougou.

Le parti de Laurent Bado veut rompre avec les anciennes pratiques afin de « refonder un Burkinabè nouveau sur le socle du développement endogène ». C’est même le thème qui a retenu et qui a  nourri les réflexions pendant ces assises. Ce congrès a aussi permis au parti de mettre en place son nouveau bureau avec à sa tête, Abdoul Karim Sango qui sera secondé par trois vice-présidents et plusieurs secrétaires.

Les invités à la cérémonie de clôture du congrès, on peut  apperçevoir le fondateur du PAREN entouré des ministres en charge de l’éducation nationale et celui des transports

La troisième voie de développement

Laurent Bado, fondateur du PAREN s’est félicité d’avoir créé le parti. « Parce que je voyais que les Africains étaient en train de copier les Européens bêtement« , a-t-il déclaré en poursuivant que: « Nous avons nos racines à nous. Pourquoi copier l’autre. Je n’arrive pas à comprendre. Les Occidentaux ont la chance que Laurent Bado n’a  été ni président, ni Premier ministre. Quand je m’adresserai à l’un d’eux, je dirai à sa femme de ne pas regarder la télé ce soir ».

Le président fondateur du PAREN, Laurent Bado

Selon lui, la situation est grave. Il demande aux Burkinabè et 1ux autres peuples africains de se lever. « Il nous faut un renouveau, il nous faut une véritable élite c’est-à-dire des gars capables, qui souffrent pour leur père, pour leur mère. Des gens qui pensent à l’avenir des générations à venir. Sinon actuellement, croyez-moi, je ne vois absolument rien », a-t-il réagi.

D’après ses propos, la création du PAREN est un signal fort envoyé au monde pour lui dire qu’il y a une troisième voie de développement. « Parce que jusqu’ici, on n’a parlé que deux voies, le socialisme et le libéralisme. On ne comprend pas, on a oublié que nous aussi, on avait un autre modèle. C’est ça le problème. Désormais soyez fiers, le PAREN vous dit que le noir avait sa troisième voie, elle est plus pure, plus droite, plus radicale« , a-t-il argumenté.

Le PAREN ayant ses idées

Karim Sango, le tout nouveau président du PAREN a, à son tour, appelé les Burkinabè à s’alligner derrière les grandes idées, car dit-il, ce sont les idées qui changent les choses et qui amènent au développement. Et à l’écouter, c’est ce qui fait la différence entre son parti et les autres formations politiques. Il a agencé qu’actuellement la politique se fait autour des grandes idées.

Abdoul Karim Sango, président du PAREN

« Depuis 1999, nous interpellons les Burkinabè, les Africains sur l’impérieuse nécessité d’envisager le développement à partir de nous-mêmes. Ce qui ne veut pas dire qu’il y ait un effet de repris mais jamais dans l’histoire des peuples du monde, un peuple ne s’est développé dans la pensée du monde« , a-t-il souligné.

Il a rapporté que la prochaine mission de son parti est de vulgariser cette politique auprès de la jeunesse à travers le pays. « Le PAREN ayant ses idées, il s’agit maintenant de mettre une bonne organisation sur l’ensemble du territoire, de réorganiser les jeunes parce que ce sont les jeunes qui constituent l’avenir de ce pays pour qu’ils prennent en charge ce travail« , a-t-il éclairé.

Sur la crise dans le monde éducatif, Karim Sango a appelé les élèves à la retenue. Par ailleurs, il encourage un dialogue franc et direct avec les différents acteurs pour une sortie de crise. Il a dit également que son parti soucrit au processus en cours de la réconciliation nationale.

Le dénominateur commun

Au nom de l’alliance des partis de la majorité présidentielle, Vincent Dabilgou, actuel ministre en charge des transports a salué la pertinence du thème choisi pour ce congrès. « Les enjeux de notre pays dans le développement sont immenses et les problèmes de développement en Afrique sont des problèmes complexes », a-t-il affirmé.

Vincent Dabilgou, ministre en charge des transports et représentant des partis de la majorité

Pour lui, le PAREN a raison de choisir un tel thème. « Nous savons que notre pays a un potentiel, un potentiel jeune, un potentiel en matière de ressources de toute nature mais aussi un potentiel dans le sens d’autres capacités de cohésion nationale. Et nous devrions définitivement trouver des éléments endogènes pour nous développer« , a-t-il conseillé.

Ablassé Ouédraogo, représentant le chef de file de l’opposition burkinabè

Du côté de l’opposition, Ablassé Ouédraogo a, félicité le PAREN pour la pertinence du thème. « Notre compréhension est que, partis de la majorité, partis de l’opposition, Burkinabè d’ici et d’ailleurs notre seul dénominateur commun qui nous rassemble c’est le Burkina Faso. C’est pour cela que le thème que vous avez choisi indique clairement la détermination du PAREN d’apporter sa contribution au développement durable de notre chère patrie, le Burkina Faso et nous vous félicitons », a-t-il commenté.

De son avis, les résultats de ce congrès contribueront au développement du Burkina Faso.

Willy SAGBE
Burkina 24

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