Burkina : Lumière sur l’«anarcho-syndicalisme» dans le mouvement syndical

L’Union régionale de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) du Centre a organisé, ce samedi 6 novembre 2021 à la bourse du travail de Ouagadougou, une conférence publique autour des « manifestations de l’anarcho-syndicalisme, de l’économisme et du spontanéisme dans le mouvement syndical burkinabè ». Dominique Yaméogo, Secrétaire général (SG) de l’Union régionale CGT-B du Centre, en a été l’unique conférencier. 

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Pour s’entretenir sur le thème de la conférence publique « Les manifestations de l’anarcho-syndicalisme, de l’économisme et du spontanéisme dans le mouvement syndical burkinabè », le conférencier Dominique Yaméogo, Secrétaire Général (SG) de l’Union régionale de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B) de la région du Centre, a rappelé quelques éléments des luttes syndicales de ces dernières années, défini l’anarcho-syndicalisme, indiqué ses manifestations ainsi que ses causes.

Se référant à la définition du dictionnaire « Wikipédia », il définit l’anarcho-syndicalisme comme un courant syndical erroné qui considère le syndicat comme forme d’organisation émancipatrice des travailleurs et refuse la discipline, en l’occurrence le principe de parti politique.

L’anarcho-syndicalisme, dit-il, met l’accent sur les luttes à caractère économique, met de côté la lutte contribuant à un changement révolutionnaire en faveur de la classe ouvrière et des autres masses travailleuses.

Et d’ajouter que « ce type de syndicalisme est un mal pour le développement du syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe, qui se caractérise par les principes révolutionnaires : la critique et l’autocritique, le centralisme démocratique« .


Concrètement, selon le conférencier, l’anarcho-syndicalisme se manifeste à travers une impréparation des activités. « Certaines activités, certaines luttes sont menées sans avoir défini les objectifs à atteindre, sans tenir compte des pouvoirs politiques et des manœuvres que les pouvoirs politiques peuvent faire contre », a-t-il expliqué.

Quant aux causes, il cite, entre autres, une maîtrise insuffisante de l’orientation syndicale révolutionnaire de lutte de classe par certains responsables et militants de base ; la faible mise en œuvre de l’éducation ouvrière ; le faible travail de mobilisation horizontal ; le développement de l’activisme, le praticisme étroit, la persistance du travail artisanal se traduisant par une préparation insuffisante des activités syndicales.

Pour le Secrétaire général (SG) de l’Union régionale CGT-B du Centre, cette conférence était nécessaire. « Cette conférence était nécessaire parce que ces dernières années nous avons mené des luttes qui ont porté essentiellement sur des questions économiques alors que le mouvement syndical n’est pas un mouvement qui doit s’occuper que des questions économiques.

Il doit s’occuper des questions de liberté, de liberté politique car ces libertés sont nécessaires pour que les travailleurs puissent s’organiser et se battre et améliorer leurs conditions de vie et de travail et aussi travailler à un changement fondamental en faveur de notre peuple», a-t-il soutenu tout en prévenant : « Sans cette contribution, ce que la bourgeoisie nous donne de la main gauche, elle va le reprendre de la main droite. On l’a vu, chaque fois qu’il y a augmentation de salaire, les prix grimpent et anéantissent le bénéfice que les travailleurs étaient censés avoir ».

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Rédaction B24

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