Burkina Faso : Après la rue, les armes !

La nomination d’un nouveau Premier ministre à la tête d’un gouvernement resserré et les différents changements opérés au sein de l’armée n’ont pas fait mouche, apparemment. La tension sociopolitique née surtout du drame d’Inata n’est toujours pas retombée. Après le concert de sifflets et de vuvuzelas des civils remontés contre le régime, sont venus s’ajouter depuis hier 23 janvier 2022 les crépitements d’armes.

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Les habitants de la capitale et de certaines villes à l’intérieur du pays se sont réveillés dimanche 23 janvier 2022 sous le bruit des armes tirées depuis plusieurs camps militaires. Les revendications des mutins ne sont toujours pas connues officiellement. Et la connexion internet mobile était à nouveau coupée dans le pays.

Cette poussée de fièvre kaki intervient au lendemain d’une énième journée chaude. Comme le 27 novembre 2021, les manifestations, à l’appel de plusieurs Organisations de la société civile, ont viré en affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Ouagadougou et dans plusieurs autres villes du pays.

Le Président entre l’enclume et le marteau ?  

Dans la capitale, le rassemblement n’avait pas obtenu le quitus de la mairie qui avait également pris le soin de filtrer l’accès à la Place de la Révolution. Cela n’a pas suffi à décourager ceux qui sont déterminés à écourter le second et dernier mandat du Président Roch Marc Christian Kaboré.

On aurait pu penser que les gages que le chef de l’Etat avait donnés à travers les différents changements suffiraient à calmer les velléités de ceux qui veulent à tout prix sa tête. Mais force est de constater que ce n’est pas le cas.

Déjà le 11 janvier dernier, le Procureur du Faso annonçait dans un communiqué l’arrestation la veille de huit militaires impliqués dans un projet de déstabilisation des institutions de la République.

A quoi sert finalement la coupure de la connexion mobile et Facebook ?

A l’approche de la date du 22 janvier, prévue pour les manifestations, les pro et anti Roch ont à nouveau multiplié les sorties médiatiques. L’ancienne candidate à la dernière présidentielle, Yeli Monique Kam, a même, au cours d’une conférence de presse le 21 janvier, annoncé le retrait de son parti de la majorité et invité par la même occasion les militaires à « prendre leurs responsabilités ».

Si parmi les marcheurs se trouvent des personnes de bonne foi qui ont perdu tout espoir en la capacité du pouvoir actuel à ramener la paix et la stabilité, il n’est pas à exclure que d’autres en agitant l’atmosphère politique aient des agendas cachés.

La coïncidence entre les marches du 22 janvier et les crépitements d’armes en dit long… Même la coupure de la connexion mobile et du réseau social Facebook n’a pas pu éviter la situation actuelle. En attendant, des militaires sont toujours postés à la télévision nationale et aucune info officielle ne donne avec précision là où se trouve « Roch la solution »… 

(Édito du lundi du 24 janvier 2022 actualisé dans la soirée du même jour) 👇🏿👇🏿👇🏿

Finalement les armes ont eu raison… 👉🏿 Burkina Faso : Des militaires prennent le pouvoir

La Rédaction

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Rédaction B24

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