Place de la Nation de Ouaga : « Ce n’est pas un coup d’Etat, l’armée a entendu le cri de cœur de la population »

A l’issue de la prise du pouvoir par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) le lundi 24 janvier 2022, plusieurs jeunes  se sont rassemblés à la Place de la Nation ce mardi 25 janvier 2022.

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Depuis le lundi 24 janvier 2022, l’Etat burkinabè est dirigé par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). Ce qui marque la fin du régime du président Roch Marc Christian Kaboré.

Pour marquer leur solidarité au MPSR, plusieurs manifestants se sont retrouvés à la Place de la Nation de Ouagadougou ce 25 janvier 2022. Armés de sifflet, des pancartes, de vuvuzelas, du drapeau du Burkina Faso, des jeunes ont manifesté leur soutien au lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses camarades.

Egalement, les manifestants demandent au lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba d’emprunter les pas de la république du Mali.

Abdoul Karim Baguian dit Lota, leader d’OSC, a salué la prise du pouvoir par l’armée. « C’est un nouveau vent qui a soufflé au Burkina Faso. C’est l’ensemble des 22 millions de Burkinabè qui ont décidé de se libérer et de prendre leurs responsabilités afin d’essuyer les larmes de la population.

C’est maintenant que nous nous sentons Burkinabè. C’est maintenant que nous rendons compte que l’armée est républicaine et patriote. Cette initiative doit contribuer à ce qu’il y ait un apaisement pour qu’on puisse tracer de nouveaux signaux pour l’avenir du pays », a-t-il déclaré.

Abdoul Karim Baguian dit Lota, leader d’OSC
Abdoul Karim Baguian dit Lota, leader d’OSC

A l’endroit du MPSR, il les invite à travailler à l’union, à la réconciliation. Il propose à l’armée de travailler avec l’ensemble de la population même avec l’ancien président Roch Marc Christian Kaboré.

Adrien Sawadogo, un manifestant, a fait savoir que le président Roch Kaboré a été élu par environ 1, 5 millions de Burkinabè et le nombre de déplacés internes dépasse leurs électeurs qui lui ont fait confiance lors des élections.

Victor Dieudonné Windinga, professeur à la retraite et âgé de 65 ans, a également salué le geste du MPSR. « J’ai toujours dit qu’il faut que les jeunes prennent en main leur destin. Parce que notre génération est finie. Je suis promotionnaire à Roch Kaboré et Salif Diallo était mon copain.

Nous avons vu en luttant comment les choses glissaient. On a donné des conseils, on a tout fait pour qu’ils redressent la barre. Mais rien n’y fit. Nous bénissions le Bon Dieu d’être dans cette situation où le pays est libéré, où nous pourrons maintenant nous attaquer aux vrais problèmes à savoir la question de l’insécurité et la question du développement », a-t-il indiqué.

Aissata Congo
Aissata Congo

Hyppolite Ilboudo, manifestant à la Place de la nation, a félicité l’armée pour avoir pris le pouvoir. « Aujourd’hui c’est un événement heureux. Nous sommes là pour montrer notre soutien à l’armée. Ce n’est pas un coup d’Etat, l’armée a entendu le cri du cœur de la population. Pour l’instant nous sommes dans la liesse. Nous allons attendre qu’elle (armée) s’organise d’abord et de travailler pour la cohésion sociale, le vivre ensemble et surtout de lutter contre le terrorisme », a-t-il laissé entendre.

Aissata Congo, commerçante, a fait savoir qu’elle était très contente de la situation actuelle du Burkina Faso. « Il fallait cette action pour libérer le pays. Un gouvernement qui ne contrôle plus l’ensemble du territoire, c’est inadmissible », a-t-elle déploré

Jules César KABORE

Burkina 24

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