Coup d’Etat au Burkina : Le RPI appelle le MPSR à être au-dessus de la mêlée

Ceci est une déclaration du Rassemblement Patriotique  pour l’Intégrité (RPI) sur la situation nationale. 

Depuis sa création en 2019, le Rassemblement Patriotique pour l’Intégrité (RPI), malgré qu’il ait été farouchement combattu, ne s’est jamais dérobé pour prendre position sur les questions des intérêts nationaux conformément aux lignes directrices de son manifeste.

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C’est donc avec un grand intérêt que le RPI suit les soubresauts socio politiques actuels de notre pays qui ont abouti à la prise du pouvoir d’Etat par te Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) le 24 janvier 2022.

Cette nouvelle immixtion des forces armées dans la vie politique de notre pays est justifiée selon la déclaration de prise de pouvoir du MPSR par « l’incapacité manifeste du pouvoir déchu à faire face efficacement à la dégradation continue de la situation sécuritaire et à l’exaspération des différentes couches sociales de la nation ».

Le RPI, réuni en session extraordinaire de son Conseil Exécutif National (CEN) le jeudi 27 janvier 2022 a pris acte de la démission de Monsieur Roch Marc Christian KABORE de ses fonctions de Président du Faso. Il prend acte également de la prise du pouvoir d’Etat par des militaires du MPSR.

Par ailleurs, le RPI exhorte les nouvelles autorités à œuvrer à la satisfaction des aspirations profondes des masses laborieuses.

Il faut cependant faire remarquer que si l’avènement du MPSR a tempéré pour un moment les tensions politiques et sociales, il n’est pas l’épilogue de la crise sécuritaire qui nous assaille.

Le RPI considère qu’il y a péril en la demeure Burkina Faso, qu’il y a urgence à restaurer l’espoir du peuple burkinabè face à l’insécurité. La sécurité devrait être la priorité des priorités des nouvelles autorités militaires.

Pour cela, le parti du mortier et du piton propose de ne pas engager tout de suite et maintenant des concertations ou des consultations pour une transition institutionnelle. Cette entreprise va nécessiter une débauche de temps, de moyens financiers et humains et attisera une fois de plus les surenchères politiques de tout genre. Elle nous détournera du vital qu’est la lutte contre l’insécurité.

Le RPI invite le MPSR à œuvrer rapidement pour se doter de toutes les capacités possibles pour relever le défi sécuritaire par la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays, le retour des Personnes Déplacés Internes (PDI) dans leur localité dans un délai maximum d’un (01) an.

Le RPI appelle instamment le MPSR à être au-dessus de la mêlée pour éviter les erreurs de la transition issue de l’insurrection populaire de 2014.

Il faut au bout de deux (02) ans de période exceptionnelle œuvrer à restaurer l’autorité de l’Etat, procéder à des réformes institutionnelles, sociales et économiques courageuses qui répondent aux aspirations des masses populaires que les partis politiques rechigneraient à enclencher.

A cet effet, chaque composante des forces vives de notre pays pourra dès la première année de la transition formuler de façon responsable ses propositions au MPSR.

La troisième année de ce régime d’exception pourra alors être consacrée à la planification et la tenue des scrutins pour un retour à un ordre constitutionnel et démocratique normal sur un fond de réconciliation nationale sous la houlette du MPSR.

Sur ces bases d’échanges, le RPI dans sa quête permanente de la démocratie, de l’intégrité et de la sauvegarde de l’intérêt supérieur de la patrie, affirme sa disponibilité à accompagner toutes initiatives du MPSR visant à créer de meilleures conditions de vie des populations et à favoriser de manière concertée, le retour à une vie démocratique normale.

Par conséquent, le RPI invite tous ses militants et militantes, ses sympathisants, les leaders religieux et coutumiers ainsi que les autres composantes de la nation à l’apaisement, à la tolérance et à se départir de la vengeance.

Pour le RPI, la patrie d’abord !

Que Dieu bénisse notre pays, le Burkina Faso !

Intégrité — Justice — Prospérité.

Ouagadougou, le 27 janvier 2022

Le président, Inoussa BULGO

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