Ouaga : Une marche pour exiger l’annulation de la convention SITARAIL-BOLLORÉ

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Les premiers responsables du « Consortium Burkina 2050 » ont organisé une marche pour exiger l’annulation de la convention révisée portant gestion du chemin de fer avec SITARAIL et BOLLORE, ce jeudi 3 mars 2022 à Ouagadougou. Les 27 ans de gestion du chemin de fer par l’entreprise BOLLORE ont été décriés par les manifestants, malgré des réponses apportées par la Société SITARAIL… 

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Partis du rond-point de la bataille du rail, en passant par l’entreprise Bolloré et pour terminer au ministère en charge du transport, des manifestants ont arpenté les rues de la ville de Ouagadougou ce jeudi 3 mars 2022.

« BOLLORE dégage », « le chemin de fer burkinabè aux Burkinabè », « Nous exigeons l’annulation du contrat », tels sont entre autres les messages que scandaient les manifestants du jour.

Nous ne sommes pas d’accord

Lassané Sawadogo, coordonnateur du mouvement Front de défense pour la patrie et manifestant, a fait savoir qu’il est déçu de la gestion du chemin de fer. 

« Depuis 27 ans de privatisation des rails (…) il est temps que BOLLORE laisse la gestion du chemin de fer pour une autre entreprise.  Depuis l’an 2000 le gouvernement burkinabè avait demandé de donner le contrat à une entreprise.

Mais avec l’appui de la France ils ont tout fait pour que BOLLORE prenne le contrat. Nous ne sommes pas d’accord. En plus il veut vendre le contrat avec une autre entreprise d’ici fin mars. Il veut se débarrasser des droits des gens qu’ils ont licenciés », a-t-il indiqué.

Marche pour l’annulation de la convention révisée portant gestion du chemin de fer avec SITARAIL/BOLLORÉ

Egalement, des ex travailleurs de la Société internationale de transport africain par rail (SITARAIL) regroupés au sein du syndicat des retraités du chemin de fer du Burkina Faso, membre du Consortium Burkina 2050 ont participé à cette marche.

Nous récusons la vente du projet ferroviaire…

Le secrétaire général du syndicat, Moutaga Traoré, a profité lancé un appel aux nouvelles autorités. « En plus des défis sécuritaires il y a des réalités qui urgent. Les contentieux judiciaires, le conflit interne à SITATRAIL qui perdurent depuis novembre 2002.

A l’issue de la crise ivoirienne des travailleurs suspendus sont restés à l’état jusqu’à leur mise à la retraite. Les conséquences de cette situation sont énormes. La sentence arbitrale rendue le 14 août 2007 en faveur de ces travailleurs, SITARAIL n’a pas voulu exécuter et refuse de délivrer les documents nécessaires pour la pension de retraite.

Nous récusons la vente du projet ferroviaire du groupe BOLLORE à une quelconque multinationale au vu des manquements graves observés dans la convention de concession initiale, qui nous a gérés depuis 23 ans, et la convention de concession révisée», a-t-il relevé.

Nathalie Sawadogo, commerçante faisant le trafic Côte d’Ivoire- Burkina Faso, a fait savoir son mécontentement vis-à-vis de la société BOLLORE.

« Depuis un bout de temps comme on ne peut plus voyager, c’est par la route que j’envoie ma marchandise. Ça ne nous arrange pas. BOLLORE nous a trop exploités. Quand il prenait la société SITARAIL, les rails étaient propres, il a travaillé avec les marchandises lourdes et il a gâté les rails. Et il veut plier bagages et partir sans arranger les rails. Nous disons non », a-t-elle déploré.

Nous voulons notre chemin de fer pour confier à qui peut bien gérer dans un partenariat gagnant-gagnant

Nestorine Sangaré, coordonnatrice du Consortium Burkina 2050, initiatrice de cette marche de protestation est revenue sur les mobiles.

« Si en 27 ans, personne ne s’est présenté devant leurs locaux, c’est qu’on pensait que tout allait bien. Actuellement, notre chemin de fer est pourri. Le Burkina Faso a reculé économiquement à cause de la mauvaise gestion de notre chemin de fer. 9 gares ont été fermées. Le transport est au ralenti. Des commerçants ne peuvent plus avoir des wagons pour amener leur marchandise en Côte d’Ivoire. Nos routes sont dégradées.

Assez c’est assez. On veut que ça s’arrête maintenant. Une entreprise familiale ne peut pas venir affamer tout un peuple. Nous voulons nos rails, nous voulons notre chemin de fer. Ce sont nos arrières grands parents qui sont morts pour le construire. Ce n’est pas un fils de colon qui va venir le détruire. Nous voulons notre chemin de fer pour confier à qui peut bien gérer dans un partenariat gagnant-gagnant. C’est tout ce qu’on nous demandons. Pas de vente de SITARAIL à une autre multinationale », a-t-elle clamé.

Lire également 👉Gestion du chemin de fer Ouaga-Abidjan : Nestorine Sangaré accable, SITARAIL éclaire

Elle a précisé que si la réponse de BOLLORE tarde, d’autres manifestations sont en vues.  « Si la réaction n’est pas à la hauteur de nos attentes, nous allons nous mobiliser mieux que cette fois-ci », a-t-elle promis.

Les manifestants ont déposé un message à l’entreprise BOLLORE et au ministère en charge du transport. Le secrétaire général chargé de l’expédition des affaires courantes du Ministère en charge des Transport, Bernard Beba, a salué l’initiative des manifestants.

Message addressé à BOLLORE

Jules César KABORE

Burkina 24

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