Kalil-IB veut être le « Iron Biby » de la musique burkinabè

Kalil-IB est un jeune artiste chanteur rappeur burkinabè. A l’état civil, Camara Ibrahim alias Kalilou a grandi dans la ville de Sya. De son rêve de footballeur il s’est laissé pénétrer par le virus du quatrième art. De son quartier Ouezzinville de Bobo-Dioulasso à l’université de Ouagadougou, Kalil-IB côtoie les scènes avec de la grande ambition de devenir une icone de la musique qui va emmener le monde vers le Burkina. A la découverte de l’artiste !

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Burkina 24 : Comment es-tu venu à la musique ?

Kalil-IB : Je dirais que c’est venu naturellement, mais au début Kalil avait d’autres projets. Au début je rêvais de devenir un grand footballeur, mais j’étais quelqu’un qui écoutait vraiment beaucoup la musique dans les moments de joie, de peine, dans les moments sombres, dans les moments de tristesse.

A force d’écouter la musique encore et encore, j’ai commencé à écrire des textes et à interpréter des sons. Il y a aussi quelques potes qui aimaient ce que je faisais et ce que j’envoyais comme mélodies. Mais je peux dire que tout a commencé après mon Bac une fois à l’université.

Je me rappelle qu’on pouvait faire plus d’une semaine à la maison sans les cours. Ce qui a fait que j’avais suffisamment de temps de pouvoir fréquenter les studios, suivre quelques amis aussi qui étaient déjà des artistes confirmés et qui aimaient vraiment ce que j’envoyais comme mélodies.

Donc en un moment donné j’ai commencé à avoir des propositions de signature de contrat de production. Je n’ai pas accepté puisqu’en ce moment ma famille ne savait pas que j’étais dans ce milieu. Donc c’était vraiment compliqué. J’ai continué à faire ma musique, à suivre les artistes en cachette à chercher aussi des occasions pour me présenter sur des scènes.

Je me rappelle aussi qu’il y avait mon frère Djalil qui me soutenait et par finir je l’ai pris comme mon manager artistique. Mais pendant ce temps j’étais toujours étudiant je ne me considérais pas en tant que tel, comme un artiste.

Burkina 24 : Ta carrière a véritablement débuté quand ?

Kalil-IB : On peut dire que la carrière de Kalil a commencé effectivement en 2019. C’est en 2019 que j’ai fais ma première entrée au studio et que j’ai pu enregistrer un premier son avec le soutien de mon ami, mon frère Djalil qui m’a beaucoup soutenu.

Kalil-IB, artiste chanteur rappeur

Aujourd’hui comme œuvre nous avons précisément 11 titres déjà déclarés au top mais ces 11 titres ne sont pas encore sur le marché. Il n’y a que 5 titres qu’on a balancés actuellement. On prévoit aussi de les regrouper, en faire un album. Je me dis qu’on a encore beaucoup à prouver et beaucoup à faire.

Burkina 24 : Quels sont tes projets actuels ? 

Kalil-IB : Actuellement, Kalil, un artiste à la phase embryonnaire mais souvent quand tu fais sortir quelques projets, vu que je ne suis à la tête d’affiche pour le moment il y a plein de personnes qui cherchent vraiment à savoir qui est Kalil.

Mais déjà, nous avons eu à faire quelques projets même si ce ne sont pas des clips officiels, ça été en collaboration avec le CNTS et c’était mon 2e projet. Le premier projet je l’ai fait pour rendre hommage aux martyrs.

C’est un son que j’ai fait pour rendre hommage aux martyrs, à tous nos soldats, à nos frères qui sont tombés et au papa Thomas Sankara qui est mort aussi pour l’amour de la patrie. Un nouveau jour, une nouvelle génération ça c’était le 1er projet que j’ai fait pour rendre hommage aux martyrs, montrer vraiment ma gratitude et ma fierté en tant que fils de ce pays.

Pour le deuxième projet c’était en collaboration avec le CNTS et grâce à ce projet je peux me présenter aujourd’hui comme promoteur du don de sang et j’en suis fier. Ce clip, on sensibilise la jeunesse à un don de sang. Comme je suis jeune et je navigue beaucoup et entre les jeunes donc ça sera facile pour moi de pouvoir faire passer le message.

Comment est-ce qu’il est ? à quoi il ressemble et ça reste comme un mythe pour le moment. Mais ce qui fait l’actualité de Kalil c’est qu’il est en train de se préparer pour se présenter aussi au grand public. Il y a un album en préparation et il y a plein de projets à venir.

Burkina 24 : Les difficultés qui retardent la sortie de ton album ?

Kalil-IB : Je suis un artiste qui pour le moment essaie de se faire une place, et puis j’évolue en solo sous auto production. Mais c’est vrai aussi qu’ils y ont des gens qui me font confiance et qui essaient de faire de leur mieux aussi pour m’appuyer.

J’ai beaucoup à prouver donc actuellement, je suis entrain d’étudier le terrain pour voir comment est-ce que je pourrais mieux me lancer, bien étudier aussi les canaux de promotions avant de me lancer au mieux parce quand Kalil va vouloir sortir, ça sera vraiment quelque chose de grand.

Burkina 24 : Qui t’a inspiré le plus dans la musique ?

Kalil-IB : Je suis quelqu’un qui écoutait beaucoup de la musique. J’écoutais vraiment beaucoup d’artistes et divers styles de musique. Mais il y a un groupe qui m’a vraiment inspiré à cette époque. Je me rappelle je les écoutais tout le temps sur le chemin de l’école. C’était quelque chose qui me transperçait vraiment beaucoup, dans les vrais, les dures émotions, c’était le groupe « Sexion d’assaut ».

Burkina 24 : Kalil défend quel idéal à travers sa musique ?

Kalil-IB : Pour commencer je fais de la musique parce que j’aime vraiment beaucoup la musique et Dieu m’a donné aussi la chance de pouvoir chanter et pour le remercier, je chante pour pouvoir changer des vies et j’aimerais chanter pour mon pays pour changer des trucs dans mon pays.

Chanter pour apporter des changements en Afrique, chanter aussi pour représenter l’Afrique un peu partout dans le monde. J’aime vraiment l’Afrique de tout mon cœur. Par rapport au message que j’aimerais faire passer, tout d’abord j’aimerais changer le monde à travers ma musique.

Burkina 24 : As-tu conscience du défi actuel de la musique ?

Kalil-IB : Moi, j’en ai conscience. En quelque sorte, d’autres diront que c’est une concurrence, mais pour moi c’est une fierté au fait, parce que je vois qu’actuellement les choses vont prendre de bonne allure.

Il y a plein de potes qui sont entrain de sourire maintenant à nous autres qui nous préparons à nous lancer au mieux dans le domaine et j’avoue que je suis vraiment très fier de nos devanciers qui sont déjà sur le marché.

La nouvelle génération, je le dirais avec l’exploit de Amzy, Kayawoto et bien d’autres artistes, c’est vraiment une fierté pour moi et je ne vois pas ça comme une concurrence. Je me dis que le showbiz burkinabè est en train de se réveiller ; il y a la musique burkinabè qui est en train de prendre de l’ampleur dont la jeunesse s’attendait.

Burkina 24 : As-tu eu une formation musicale ?

Kalil-IB : Je n’ai jamais été à l’école de musique mais j’ai eu à faire quelques recherches.  J’ai eu l’occasion de connaitre des gens de ce domaine qui m’ont vraiment beaucoup donné des conseils. Qui ont eu à me donner des topos.

Je me rappelle il y a quelques mois de cela, j’étais à Bobo j’ai eu l’occasion d’être en contact avec un coach avec qui mon frère Djalil m’a mis en contact. Il m’a montré comment est-ce que je pourrais maîtriser la voix et tout, comment maintenant maîtriser les tempos, la gamme, comment est-ce que l’artiste aussi doit de se comporter sur scène, etc.

Burkina 24 : Quel le plus grand rêve artistique de Kalil-IB ? 

Au début, je faisais la musique juste pour m’amuser mais quand ça commencé à prendre d’autres allures et avec Djalil à mes côtés, je peux dire que c’est grâce à lui que l’ambition est née, qu’on a pu nourrir bien de choses. Le plus grand rêve actuellement de Kalil c’est d’emmener le monde vers le Burkina. C’est ce qui m’a emmené à faire de la musique.

Le but ultime qui nous a poussés à faire de la musique, c’est le patriotisme. Parce que depuis tout petit, on rêvait de vouloir apporter un changement pour contribuer au développement de nôtre très cher pays qu’on aime tant.

Je rêve de devenir une icône, une vedette de la musique burkinabè. La super star qui fera la fierté du Burkina comme l’ont fait certains artistes comme Fally Ipupa, Maître Gims et son frère qui sont des Congolais et basés depuis la France, mais Fally Ipupa qui est à Kinshasa qui font la fierté du Congo.

Je prends l’exemple aussi avec Diamond aussi qui l’a fait pour la Tanzanie et puis Davido, Wizkid et Burna Boy qui a remporté tout récemment le Grammy Awards pour le Nigéria. Moi je voulais être cette icône de la musique burkinabè, emmener le monde vers le Burkina comme l’a fait Iron Biby dans le domaine du sport en représentant avec fierté notre pays.

Entretien réalisé par Akim Lawabien KY

Burkina 24 

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