Une OSC note une montée en puissance des FDS et des VDP dans leurs missions

Silencieux depuis la prise du pouvoir d’Etat par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le Mouvement citoyens populaires (MCP) a donné, ce vendredi 1er avril 2022, à Ouagadougou, sa lecture sur la situation nationale, sa position vis-à-vis du nouveau régime et a réagi aux décisions majeures de la CEDEAO envers le Burkina Faso. 

La suite après cette publicité

Après un « temps d’observation » que s’est donné le Mouvement citoyens populaires (MCP), après avoir bataillé aux côtés de ses organisations sœurs de la société civile pour désavouer la gouvernance « catastrophique du MPP », l’heure est à une lecture de la situation nationale, à l’appréciation du nouveau régime…

Issaka Poubéré
Issaka Poubéré, porte-parole du MCP.

En ce qui concerne la situation sécuritaire, le MCP dit sentir une accalmie des attaques terroristes. « Sur les théâtres des opérations, nous sentons une accalmie des attaques terroristes et une avancée majeure des FDS et des VDP dans leurs missions », a fait savoir le porte-parole Issaka Poubéré pour qui, « un pays infesté par les terroristes ne peut en aucun cas être libéré en 2 mois ». 

S’agissant des requêtes ou vœux d’une frange de la population relativement à une « sous-traitance de la sécurité », le porte-parole du MCP estime qu’il faut d’abord compter sur les vaillantes forces de sécurité et de défense et au besoin, sur une mobilisation populaire. Pour lui et ses camarades, « c’est ça être intègre et patriote, car la sécurité d’un pays relève du pouvoir régalien ».

        Soutien et mise en garde au MPSR

« Nous appelons l’ensemble de nos compatriotes à soutenir le MPSR dans sa démarche de sauvegarde et de restauration », a en outre appelé le MCP tout en mettant en garde le mouvement si « toutefois il ne tient pas compte des aspirations profondes du peuple burkinabè dans sa gouvernance ».

Les deux décisions majeures issues de la Conférence des chefs d’Etats des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 25 mars 2022 à Accra, au Ghana, n’ont pas été occultées à l’occasion de cette conférence de presse.

De la première, « l’exigence de la libération inconditionnelle et sans délai de l’ex-président Roch Kaboré », le MCP pense qu’elle relève de la compétence des autorités de la Transition et non de celle de la CEDEAO.

Sur la seconde, « la finalisation d’un chronogramme acceptable de la transition au plus tard le 25 avril 2022, sous peine de sanctions économiques et financières », le MCP « demande fortement à l’institution d’éviter toute tentative de remise en cause du calendrier de la transition émanant de la volonté du peuple burkinabè dans toute sa composante ». Le mouvement a par ailleurs appelé la CEDEAO à être une institution des peuples.

Tambi Serge Pacôme ZONGO 

Burkina 24 

Écouter l’article
publicite


publicite

Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page