Burkina Faso : L’ARFA partage son expérience en matière d’agroécologie

L’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie (ARFA) tient un atelier de partage sur les résultats de travaux de capitalisation des actions de ARFA en matière d’agroécologie et de protection de l’environnement, ce vendredi 29 avril 2022 à Ouagadougou.

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Les acteurs de l’agroécologie réunis autour de l’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie (ARFA) veulent militer pour une transition écologique au Burkina Faso. Il s’agit au cours de cet atelier de 24 heures de présenter l’expérience de ARFA en matière de promotion de l’Agroécologie et de protection de l’environnement.

« L’Atelier c’est pour rendre compte de nos actions, car ça fait 25 ans que nous sommes sur le terrain. Nous avons jugé nécessaire que pendant ce temps nous avons accumulé un certain nombre d’expériences mérite d’être partagées avec les autres acteurs pour qu’ensemble nous nous soutenions pour faire avancer l’agroécologie », a défini Mathieu Sawadogo, président du conseil d’administration de ARFA.

Mathieu Sawadogo, président du conseil d’administration de ARFA

ARFA est une ONG nationale burkinabè, créée dans le but de faire la promotion de l’agroécologie. « Depuis que nous existons, notre travail a été axé sur l’agriculture écologique et biologique au niveau du Burkina Faso. 

Nous travaillons à la base avec les petits producteurs pour qu’ensemble nous construisons un modèle d’agriculture qui soit résiliente, qui produit suffisamment d’aliments et qui préserve les ressources naturelles », a-t-il laissé entendre Mathieu Sawadogo.

« C’est produire sans abimer et se nourrir sans empoisonner »

De ses explications, l’agroécologie est une façon de faire de l’agriculture sans détruire le potentiel productif à savoir le sol, l’environnement, sans polluer, car dit-il, « c’est produire sans abimer et se nourrir sans empoisonner ».

Les participants en nombre varié composés des points focaux, des partenaires, des services techniques de structures œuvrant dans l’agroécologie et aussi des acteurs de l’administration publique. L’atelier a un intérêt aux yeux de ces participants.

« Aujourd’hui c’est une grande capitalisation des expériences qui seront partagées avec les différents participants », a confié Bonkoungou Sayouba, premier responsable de l’association pour la protection de l’environnement et du développement, député à l’ALT.

Pour Adama Sawadogo, correspondant national agroécologie au Ministère en charge de l’Agriculture, l’agroécologie est d’une grande utilité pour le Burkina Faso. « L’agroécologie fait la fierté des burkinabè. Elle permet de produire en préservant la santé des hommes et de préserver la biodiversité. Donc le premier intérêt est de produire en détruisant moins », a-t-il dit.

« Les villages sont en train de revivre »

Le président du conseil d’administration de ARFA note des résultats liés aux actions de ARFA aux bénéfices des populations. « Nous avons commencer avec des villages ou des gens avaient commencé à migrer car les conditions de vie étaient très difficiles.

Mais avec le travail progressivement nous sommes arrivés à restaurer l’environnement, à rendre les terres beaucoup plus productrices et de ce fait, les gens qui étaient partis reviennent et les villages sont en train de revivre », a-t-il fait savoir.

L’Association pour la Recherche et la Formation en Agroécologie (ARFA) a été créée le 28 Août 1995, et reconnue comme ONG de développement en Avril 2002. Elle s’est donnée pour mission de contribuer au maintien et à la promotion d’un environnement sain et productif par la création, avec l’engagement des collectivités villageoises, d’une agriculture nouvelle basée sur l’Agroécologie.

Akim KY

Burkina 24

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