Burkina : « PASPANGA » pour le renforcement du dynamisme cinématographique

Le collectif génération créative a officiellement lancé les activités du projet « [email protected] » ce jeudi 12 mai 2022 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse. A l’occasion, il a été présenté ledit projet aux Hommes de médias. 

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Ousmane Boundaoné.
Directeur délégué du collectif génération créative, Ousmane Boundaoné.

Selon le Directeur délégué du collectif génération créative, Ousmane Boundaoné, le projet « [email protected] » vise un objectif, celui de « contribuer à l’émergence d’une industrie cinématographique burkinabè viable en mettant en pratique un partenariat dynamique et opérationnel entre les structures des arts de la scène et du cinéma du Burkina Faso, de France et d’Afrique ».

Et comprend trois composantes essentielles, à savoir « le renforcement du programme de formation aux métiers du cinéma ; la mise en pratique d’un dispositif d’incubation de projets de films pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes cinéastes burkinabè et la mise en réseau et le suivi : networking et action de suivi des bénéficiaires et des projets ».

Une démarche innovante

A noter de ce projet, son caractère innovant qui tient dans « l’accompagnement des étudiants inscrits dans les écoles de formation cinématographique, les techniciens et artistes aspirant aux métiers du cinéma et les jeunes professionnels en début de carrière ».

Aussi se veut-il « une plateforme collaborative entre plusieurs structures relevant des arts du spectacle et basées au Burkina Faso, en France et aussi sur le continent africain ». 

De même, il entend « créer une synergie entre la formation initiale, l’immersion dans les dispositifs d’accompagnement à la création, la production d’œuvres audiovisuelles et la mise en réseau professionnel et international afin d’impacter durablement l’écosystème du cinéma au Burkina Faso ».

Les bénéficiaires directs du projet sont les étudiants régulièrement inscrits dans les écoles de formation cinématographique ; les anciens étudiants sortis des écoles de formation cinématographique et en début de carrière professionnelle.

Ce sont également, les aspirants aux métiers techniques et artistiques du cinéma et actifs dans la scénographie, la création ou la fabrication de costumes, le maquillage, la vidéo, l’éclairage… ou en formation dans les structures du cinéma et des arts vivants et les jeunes producteurs de cinéma et de l’audiovisuel porteurs de société de production installée au Burkina Faso.

400 000 000 F CFA pour 2 ans

Pierre Muller.
Pierre Muller, Directeur délégué de l’Institut français.

Pour Pierre Muller, Directeur délégué de l’Institut français, le projet « n’est pas nouveau ; il vient apporter un plus à l’existant ». Quant au Dr Bangbi Francis Frédéric Kaboré, Directeur général de l’Institut supérieur de l’image et du son / Studio-école (ISIS-SE), le projet « vient à point nommé ».

Financé à hauteur de 610 000 Euros soit 400 000 000 F CFA par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères à travers le Fonds de solidarité pour les projets innovants (FSPI), le projet est géré et mis en œuvre par le collectif génération créative pour une durée de 24 mois (2 ans).

Il ambitionne de contribuer au renforcement des compétences des talents du cinéma burkinabè en prenant en compte une bonne partie des métiers intervenant dans le processus de fabrication d’un film.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24 

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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