« Ensemble pour le Faso », une alliance politique pour valoriser le « Burkindlim »

A Ouagadougou, ce jeudi 12 mai 2022, une nouvelle alliance politique a fait surface. Il s’agit de « Ensemble pour le Faso ». Une alliance composée de cinq formations politiques pour l’instant, à savoir le parti de la renaissance nationale (PAREN), l’alliance panafricaine pour la refondation (APR-Tilgré), le parti progressiste uni pour le renouveau (PUR), le parti pour la démocratie et le socialisme (PDS) et le mouvement SENS. 

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Pour le moment, ces partis parlent de fiançailles. Ils sont en train de s’observer d’abord. Ensuite pourra arriver la célébration du mariage, qui peut être actée d’ici à janvier 2023. Mais leur alliance devait déjà voir le jour avant même la chute du régime Kaboré.

Parce qu’ils envisageaient unir leur force pour les élections municipales qui devraient normalement se tenir cette année avant l’avènement du MPSR.  Leur alliance se dénomme « Ensemble pour le Faso » et vise à mettre en place, une alternative politique qui puisse porter les valeurs du ‘’Burkindlim’’.

« Ensemble pour le Faso compte inscrire son action politique sous le sceau du patriotisme, de la bonne gouvernance, du développement endogène et du panafricanisme. Son engagement est d’une part de co-construire avec le peuple un projet politique autour d’une vision claire, adaptée et en rupture totale avec la mal gouvernance et la prédation des ressources. Et d’autre part de reconquérir la souveraineté pleine entière des peuples africains », a indiqué Me Guy Hervé Kam, membre de l’alliance.

La composition de l’alliance

« Ensemble pour le Faso », a fait savoir Me Kam, est constitué de deux organes : La conférence des présidents et les groupes de travail. Il a renseigné que la conférence des présidents regroupe les premiers responsables des formations politiques pour l’instance suprême de l’alliance. Avec une présidence tournante tous les mois.

Cette alliance a, par ailleurs fustigé les 100 premiers jours du pouvoir tombeur du régime Kaboré. Selon le coordonnateur du mouvement SENS, qui parlait au nom de la nouvelle alliance, le coup de force du MPSR a suscité l’indifférence chez des Burkinabè. Et a-t-il ajouté, les autorités militaires auraient dû saisir cette opportunité pour mettre en place de façon consensuelle, une transition dont la durée ne devrait pas dépasser 24 mois.

Les 100 premiers jours du MPSR

« En dépit de toutes ces insuffisances, les Burkinabè ont fondé l’espoir que le MPSR allait vite honorer sa principale promesse qui est celle de la lutte implacable et efficace contre le terrorisme et le retour rapide des déplacés dans leurs localités. 

Malheureusement, 100 jours après sa prise de pouvoir, le peuple burkinabè constate que sa mission principale qui a justifié le coup d’Etat, le MPSR a du mal à engranger des résultats. Le terrorisme a gagné du terrain, le nombre des personnes déplacées s’est considérablement accru et le nombre des localités perdues a augmenté », a-t-il haussé le ton.

Un autre membre de cette alliance, Abdoul Karim Sango, a réagi sur la mauvaise gestion de la république reprochée au régime du MPP. Le président du PAREN a affirmé que son parti est comptable. Mais il avait déjà avant la chute du MPP fait une auto-critique de la situation.

Sur la question de diversifier les partenariats afin de juguler la situation sécuritaire, Abdoul Karim Sango a signalé que leur alliance est pour la diversification des partenaires. « Mais maintenant, si vous voulez savoir si nous on est pro russe ou pro français, nous on est pro personne. On est pro burkinabè et africain. Parce qu’on est conscient que personne ne peut venir nous sauver à notre place », a-t-il réagi.

Willy SAGBE

Burkina24

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