Mise en œuvre du PAMEC : L’UNICEF présente les résultats du Centre-sud aux médias

En collaboration avec le gouvernement burkinabè, l’UNICEF met en œuvre le Programme d’appui à la modernisation de l’Etat civil (PAMEC) au Burkina Faso, pour une durée de quatre ans (1er juillet 2018- 30 juin 2022). L’UNICEF a organisé une sortie médiatique dans la région du Centre-sud du 13 au 17 juin 2022, question de communiquer sur les résultats de la mise en œuvre du programme. 

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Le programme est financé conjointement par l’Union Européenne et l’UNICEF, et l’année 2022 marque la fin de la mise en œuvre du Programme d’appui à la Modernisation de l’Etat civil (PAMEC). Le programme couvre l’ensemble des communes du Burkina Faso.

Il a pour objet majeur l’accompagnement du Gouvernement et de la Société Civile en vue de la modernisation de l’Etat civil dans les 13 régions du Burkina Faso, tel que décliné dans la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC 2017-2021) et son plan d’action opérationnel, selon Ali Sawadogo, administrateur programme à l’UNICEF Burkina Faso.

Ali Sawadogo, administrateur programme à l’UNICEF Burkina Faso

Durant les 4 années de mise en œuvre, différentes approches ont été développées et ont permis de renforcer l’offre de services d’état civil à travers notamment la mise en œuvre d’une interopérabilité entre les services de l’état civil et de la santé ; le renforcement des capacités des acteurs et des structures ; la mise en œuvre d’équipes mobiles d’enregistrement des naissances.

« Les communes ont été dotées en matériels informatiques »

« Les communes ont été dotées en matériels informatiques, en matériels logistiques pour faire fonctionner des équipes mobiles d’enregistrement des naissances et aussi en fournitures de bureau et en registre d’Etat civil », a fait savoir Ali Sawadogo en prélude.

 Ces stratégies ont permis, selon les acteurs, l’établissement d’actes de naissance au profit de plusieurs milliers d’enfants. Des centres secondaires d’enregistrement de naissance ont été créés à l’occasion et des officiers d’Etat civil y sont nommés.

Afin de communiquer sur les résultats de la mise en œuvre du Programme d’appui à la Modernisation de l’Etat civil (PAMEC), l’UNICEF a organisé une visite terrain dans des villes et campagnes de la région du centre-sud avec les Hommes de médias.

Le premier centre visité par la caravane est celui du CSPS de Sakuilga, un village de la commune rurale de Manga. Nous avons suivi alors de bout en bout la procédure de l’enregistrement avec Arzouma Constant Kéré, Officier de l’Etat civil du centre secondaire de Sakuilga.

Les acteurs publics impliqués dans la chaine de mise en œuvre de la région du Centre-sud, du gouverneur, en passant par les hauts commissaires, les maires, les préfets ont tous témoigné de l’efficacité du projet qui a apporté « un grand soulagement aux populations ».

« On avait reçu 15 motos au profit des communes »

Les 15 communes de la région du Centre-sud ont déjà été dotées de motos, chacune et de 14 ordinateurs, selon Ali Sawadogo. Aminata Boro, conseillère technique qui a reçu le quinzième ordinateur des mains de l’UNICEF le mardi 14 juin 2022, au nom de madame le gouverneur du Centre-sud, confirme, reconnait et loue les efforts de leurs partenaires.

Aminata Boro, conseillère technique qui reçoit un lot d’ordinateur de l’UNICEF

« On avait reçu 15 motos au profit des communes qui avaient déjà été reparties, et ensuite on a reçu 14 ordinateurs qui avaient été reçus au niveau des communes. Ce lot que nous avons reçu ce matin vient en complément pour augmenter le nombre à 15 », a-t-elle exprimé.

L’équipe de l’UNICEF accompagnée par les Hommes de médias ont ensuite mis le cap sur la ville de Pô pour toucher du doigt les résultats de la mise en œuvre du PAMEC dans le Nahouri. C’est un grand soulagement, selon Issaka Sawadogo, le chef de service du centre principal de Pô.

Les acquis sont nombreux certes, les difficultés ne manquent pas. Les quatre centres secondaires de la commune de Nobéré relevant du district sanitaire de Manga ne fonctionnent pas d’abord. La solution palliative pour la Mairie de Nobéré avec l’appui de l’UNICIF a constitué à mettre en place des équipes mobiles d’enregistrement de naissances.

« On n’arrive pas à assurer les sorties »

Si ces équipes mobiles abattent un travail remarquable au profit des populations, la nouvelle situation du pays a mis du bémol dans leurs actions. « On n’arrive pas à assurer les sorties puisque le conseil des collectivités a été dissout. 

Sinon on a constaté que le taux d’enregistrement des naissances a augmenté avec nos sorties », a indiqué Fernand Oubda, secrétaire général de la Mairie de Nobéré et chef de l’équipe mobile de Nobéré présent sur place au CSPS de Seloghin, un village de la commune rurale de Nobéré, abritant un centre secondaire non fonctionnel.

Échantillon des motos de dotation des équipes mobiles

L’une des difficultés concerne le non-respect du délai de deux mois pour l’enregistrement des naissances. Une fois le délai dépassé l’intéressé est orienté à la préfecture qui abrite un tribunal départemental de délivrance du jugement supplétif. Le préfet de Nobéré lui-même président du tribunal travaille à satisfaire à ces cas avec son équipe

Il est à noter que les autorités déconcentrées ainsi que les acteurs de mise en œuvre du programme apprécient positivement le PAMEC. Ils entendent poursuivre le travail pour une modernisation de l’Etat civil effective au Burkina Faso tout en demandant l’accompagnement de l’UNICEF.

Akim KY

Burkina 24 

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