Centre-Est : Des orpailleurs demandent la réouverture de leurs sites

Dans le cadre des concertations régionales organisées, par l’Agence Nationale d’Encadrement des Exploitations Minières Artisanales et Semi-Mécanisées (ANEEMAS) et le ministère en charge des mines et carrières, les orpailleurs des régions du Centre-Est et du Centre-Sud ont exposés leurs différentes préoccupations pour booster le secteur, c’était le vendredi 24 juin 2022, à Tenkodogo.

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« Tout ce qui est or ne brille pas. Tous ceux qui errent ne sont pas perdus », dixit John Ronald Reuel Tolkien. Au regard donc de l’insécurité grandissante qu’engendrent les sites d’exploitations artisanales d’or, on va sans débat emboucher la même trompette que John Ronald Reuel, l’or brille certes, mais ne fait pas briller les cœurs des Burkinabè ces derniers jours.

C’est donc de ce constat qu’il était judicieux pour l’ANEEMAS et le ministère des mines et carrières de tenir des concertations régionales avec les orpailleurs en vue de trouver des solutions face à la situation sécuritaire précaire que vit le Burkina Faso en ces jours.

« Le premier objectif c’est de faire en sorte que l’exploitation artisanale puisse se faire de la manière la plus sereine possible, en respectant la règlementation. C’est également pour nous le lieu de faire en sorte que les messages en matière de sécurité puissent passer, parce que nous savons qu’il y a un certain nombre de problèmes qui se trouvent au niveau des sites miniers, et nous avons l’obligation d’en parler, de les évoquer avec l’ensemble des acteurs et qu’ensemble, nous puissions trouver des solutions », a notifié Moïse Ouédraogo, secrétaire général du ministère en charge des mines.

« On veut qu’on ouvre nos sites »

Les acteurs (ndlr les orpailleurs), par la voix de Zampaligré Adarou, orpailleur dans la commune de Bitou, ont demandé la sécurisation des mines, pour leur permettre de travailler dans la quiétude. Par ailleurs, il a sollicité la réouverture des sites miniers.

« On veut qu’on ouvre nos sites. On demande la sécurité, aussi de l’aide, sinon actuellement, même s’il y a l’or en brousse, il n’y a pas le courage de rentrer chercher, parce qu’il y a des gens (ndlr les HANI) dans les brousses, on demande la sécurité », clame le jeune orpailleur.

Lire aussi 👉👉 L’orpaillage au Burkina : « Un travail de fond est à faire, pour redonner vie à ce secteur » (Jacob Ouédraogo)

Massadalo Yvette Nacoulma/Sanou est la Gouverneure de la région du Centre-Sud, pour sa part, elle salue ces concertations régionales, en ce sens qu’elles permettront aux autorités des régions de comprendre les inquiétudes des orpailleurs qui œuvrent dans leur région mais surtout trouver le juste milieu pour redynamiser le secteur.

Sié Frédéric KAMBOU 

Burkina 24 

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