« On ne rencontre pas un prisonnier pour lui demander des conseils » (Abdoulaye Barry, analyste)

Dans le débat de presse de ce 26 juin 2022 sur la télévision publique (RTB), la rencontre entre le Président du Faso Paul-Henri Sandaogo Damiba, Roch Kaboré et Jean-Baptiste Ouédraogo, était au centre des échanges.

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Pour Dabadi Zoumbara, journaliste aux Editions Le Pays, « ce n’est pas mauvais en soi. Toute démarche qui concourt à la réconciliation est à saluer et à encourager. Sauf qu’ici, telles que les choses ont été présentées, ça laisse plutôt penser à une opération de communication qu’à un acte réel de réconciliation ».

Selon Dieudonné Zoungrana, analyste politique, éditorialiste et Directeur de publication du journal Aujourd’hui Au Faso, il n’était pas opportun de médiatiser cette rencontre. « Faire sortir un prisonnier pour le consulter, c’est possible. Mais en mondo vision, c’est une image de carte postale, et ça laisse libre cours à toutes les spéculations possibles », a-t-il fait comprendre.

Quant à l’analyste politique, Abdoulaye Barry, il s’agit de construire une « légitimité génétiquement modifiée ». « Selon certaines informations, Roch Kaboré n’était pas au courant d’une visite au palais de Kossyam ce jour-ci. La preuve, la veille, il serait rentré à 3h du matin après avoir regardé un film. Et à partir de 8h, on a sonné à sa porte parce que le coiffeur était venu pour le coiffer.

Et quelques instants après, JBO (Jean-Baptiste Ouédraogo) est venu pour dire ‘je suis venu te chercher pour aller à Kossyam’. Est-ce qu’il pouvait refuser ? Roch n’est pas en liberté. Il ne faut pas qu’on se voile la face… On ne rencontre pas un prisonnier pour lui demander des conseils », a-t-il confié.

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Rédaction B24

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