Lutte contre le travail des enfants : Des journalistes et communicateurs renforcent leurs capacités

Le ministère de la fonction publique, du travail et de la protection sociale a organisé un atelier de formation à l’endroit des journalistes et communicateurs ce mardi 28 juin 2021 à Ouagadougou. L’objectif de cette formation était de susciter l’intérêt des journalistes sur la question du travail des enfants. L’ouverture de l’atelier a été présidée par Juste Honoré Ouédraogo, représentant du ministre en charge.

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Conscient que la communication a un pouvoir sur le changement de la mentalité des populations et peut contribuer à l’élimination du travail des enfants, le ministère en charge du travail et de la protection sociale a initié un atelier de formation à l’endroit des journalistes et communicateurs, pour renforcer leurs capacités et situer leurs responsabilités dans le combat.

Les journalistes et communicateurs
Les journalistes et communicateurs

Trois communications ont été faites au cours de l’atelier. La troisième communication présentée par Daila/ Moyenga Jacqueline a fait ressortir la contribution des médias à la lutte contre le travail des enfants au Burkina Faso. La deuxième communication animée par Conseiga Issaka a fait l’état des lieux et l’impact de la crise sécuritaire sur le travail des enfants. La troisième communication a concerné le cadre législatif et réglementaire de la lutte contre le travail des enfants au Burkina Faso. Elle a été présentée par Isso Bazié, inspecteur du travail.

Avant toute chose il convient de préciser l’essence même du travail des enfants. Le travail des enfants est lorsqu’un enfant accomplit un travail quelconque, réénuméré ou non, destiné au marché ou non, régulier ou occasionnel, légal ou illégal.

Isso Bazié
Isso Bazié inspecteur du travail

Pour sa part, Isso Bazié dans sa communication a fait ressortir que 160 millions d’enfants sont touchés par le travail des enfants et 79 millions d’entre eux effectuent des travaux dangereux. L’Afrique Subsaharienne vient en tête avec 86 millions d’enfants travailleurs. Ces chiffres sont des estimations publiées par l’UNICEF.

Toujours selon Isso Bazié, les facteurs socioéconomiques et socioculturels et religieux, l’insuffisance du système éducatif et les catastrophes naturelles sont à l’origine du travail des enfants. Il s’agit de la pauvreté, le faible niveau de prise de conscience, l’acceptation des parents, l’abandon des enfants, les divorces, l’exploitation des enfants par la mendicité, l’insécurité, la crise sanitaire, les inondations…

Au regard de tous ces facteurs, Les conséquences qui en découlent sont énormes. D’où l’impératif de l’abolition pure et simple du travail des enfants. Pour cela, tous les acteurs de la société doivent assurément mettre la main à la pâte et dénoncer les pires formes.

Isso Bazié a terminé sa communication en disant que « l’éducation reste et demeure le moyen idéal pour éradiquer le travail des enfants ».

Afin d’éradiquer le travail des enfants, le gouvernement Burkinabè ne reste pas de marbre. Il a ratifié des conventions telles que la convention 182 et 138 et adopté de nombreux décrets et arrêtés. Malgré cela, Juste Honoré Ouédraogo, représentant du ministre en charge du travail et de la protection sociale, a rappelé le l’importance du rôle des médias dans la lutte contre le travail des enfants.

Juste Honoré Ouédraogo
Juste Honoré Ouédraogo, représentant du ministre en charge du travail et de la protection sociale

« La réussite de la mise en œuvre de la stratégie nationale ainsi qu’une meilleure appropriation de la règlementation relative au travail des enfants nécessitent un changement de paradigme dans la communication et l’information sur le travail des enfants », a indiqué, Juste Honoré Ouédraogo.

Car dit-il, la contribution des médias dans l’élimination du travail des enfants est immense et incontournable au vu de la forte audience dont ils disposent.

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