Burkina Faso : Bientôt un décret pour renforcer la neutralité de l’administration publique

Le ministère de la fonction publique, du travail et de la protection sociale, à travers le secrétariat permanent pour la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, a tenu un atelier national de validation du projet de décret portant conditions et modalités de nomination dans les fonctions techniques. Le cérémonial d’ouverture a eu lieu ce lundi 11 juillet 2022 à Ouagadougou.

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Le 16 mai dernier, l’avant-projet de loi portant dépolitisation et promotion de la méritocratie dans l’administration publique, a été adopté. Dans le but de permettre l’opérationnalisation de cet avant-projet, un projet de décret portant conditions et modalités de nomination dans les fonctions techniques dans l’administration publique a été élaboré.

La cérémonie d’ouverture de la validation du projet de décret portant conditions et modalités de nomination dans les fonctions techniques s’est tenue ce lundi 11 juillet 2022.

« un minimum d’expérience est requis pour pouvoir occuper ces postes »

De façon concrète, ce projet de décret définit les postes techniques, les modalités d’occupations de ces postes techniques, par exemple, les secrétaires généraux des ministères, les directeurs généraux, les directeurs de services, les directeurs généraux des sociétés d’Etat, les directeurs généraux des établissements publics de l’Etat.

Pour accéder à ces postes techniques, nombreuses sont les conditions requises. « Pour tous les postes, un minimum d’expérience est requis pour pouvoir occuper ces postes. Il faut noter également que les conditions techniques requises sont de mise, parce que si vous devez travailler dans un domaine, vous devez avoir les qualifications techniques dans ce domaine, et l’expérience qui va avec.

Il y a aussi les conditions de probité, les conditions d’intégrité qui sont également prises en compte dans les conditions pour accéder à ces différents postes », soutient Rimlawende Etienne Kaboré, secrétaire permanant de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance.

« Cette loi permet de renforcer la neutralité de l’administration publique »

Pour renchérir, il laisse entendre qu’au-delà des conditions, deux modalités d’accès à ces postes sont demandées. « Il y a des modalités de nomination classique que nous connaissons. Mais également il y a des modalités d’appel à candidature.

Pour certains postes comme les directeurs généraux des sociétés d’Etat, les directeurs généraux d’établissements publics d’Etat, ça sera ouvert à candidature. Donc, les dossiers seront soumis, et un comité technique va s’unir pour sélectionner les meilleurs qui seront validés en conseil des ministres ».

Rimlawende Etienne Kabore, secrétaire permanant de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance

Pour terminer, il faut savoir que cette loi permet de renforcer la neutralité de l’administration publique. Ce qui sous-entend que « si vous occupez un poste, la seule condition qui vaille, c’est le mérite de votre compétence, ce n’est pas une appartenance à un parti politique, ce n’est pas une appartenance à une religion donnée », conclut le secrétaire permanant de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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