Serge Bayala invite les autorités du MPSR à se dessaisir de la mission si elle « leur semble hors de portée »

Serge Bayala, secrétaire général de deux heures pour nous, deux heures pour Kamita et ses camarades ont annoncé ce lundi 11 juillet 2022, à Ouagadougou, les couleurs de la 7e édition des universités de Sankoré organisée chaque année en guise de la symbolique du nouvel an africain ce lundi 11 juillet 2022. Ils se sont également exprimés sur la situation nationale.

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L’année 6258 du calendrier africain touche vers sa fin. La célébration du nouvel an 6259 est prévue le 19 juillet 2022 à Koudougou. Il est prévu à cet effet, une série de conférences publiques au sein de l’Université Norbert Zongo du 14 au 18 juillet 2022. Le secrétaire général de deux heures pour nous, deux heures pour Kamita, Serge Bayala a expliqué que le choix de la ville de Koudougou pour abriter cette 7e édition qu’il a qualifiée de maturité est loin d’être fortuite.

« En plus d’être une ville universitaire et cosmopolite par son peuplement, la ville de Koudougou a joué un rôle capital dans l’histoire récente du peuple burkinabè et continue d’en porter les stigmates. C’est en effet, des tréfonds d’un vieux quartier de la capitale du Boulkiemdé que les révolutionnaires d’août 83 vont tirer la dénomination ressemblant à elle seule l’ensemble des sensibilités, des aspirations et des ambitions de notre peuple ainsi que du pouvoir révolutionnaire : Le Burkina.

Depuis cette date d’août 84, nous sommes devenus Burkinabè et ce terme si puissant par la signification et par l’histoire nous met chaque jour au défi d’être des Burki’nbii », a justifié Serge Bayala.

D’après le secrétaire général du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita, le monde de 2022 est un monde multipolaire dans lequel, les confrontations géopolitiques sont devenues des confrontations civilisationnelles. Seules les civilisations qui auront survécu à la dynamique agressive d’universalisation de la culture occidentale auront leur mot à dire, a-t-il poursuivi.

Se penchant sur la situation nationale, Serge Bayala a laissé entendre que les autorités du MPSR contribuent à un retour en force de certains acteurs politiques « vomis » par les Burkinabè en 2014. « En lieu et place d’une stratégie de défense et de restauration de l’intégrité du territoire, c’est plutôt un restaurant de luxe qui fut offert au gouvernement de transition et une incompétence notoire dans la définition d’une véritable stratégie de défense nationale. En conséquence, civils et militaires continuent de tomber quotidiennement, pire même que sous le précédent régime », a-t-il soutenu.

C’est sur la promesse de la reconquête du territoire national que le régime du MPSR s’est imposé aux Burkinabè, selon le secrétaire général du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita qui a affirmé qu’après six mois aux affaires, l’échec du MPSR est patent.

« En lieu et place d’un homme d’État qui comprend et fortifie le processus de création de l’État-Nation, c’est plutôt un apprenti politicien de placard qui prend plaisir à jouer au jeu de poker avec les fondements de justice et d’égalité devant la loi, arrachés de hautes luttes par plusieurs générations burkinabè », a lancé Serge Bayala qui a invité les ténors du MPSR à réajuster le gouvernement de transition ou à se dessaisir « si cette mission leur semble hors de portée ».

A noter que cette 7e édition du Sankoré se tiendra sous le thème « L’État-nation de l’Afrique traditionnelle : quelles leçons pour les micros États actuels ? ».

Willy SAGBE et Micheline OUEDRAOGO (Stagiaire)

Burkina24

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