Burkina Faso : Le gouvernement discute avec le Patronat autour de l’augmentation du SMIG

Le gouvernement burkinabè a eu un échange, ce lundi 11 juillet 2022, avec le Conseil national du Patronat Burkinabè (CNPB) sur la mise en œuvre d’un point de réclamation de l’Unité d’Action syndicale concernant l’augmentation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) au Burkina Faso.

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L’Unité d’action syndicale a revendiqué une augmentation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) au Burkina Faso (SMIG) à 60 000 francs CFA dans son cahier de doléance de 2021, selon Bassolma Bazié, ministre de la fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Le SMIG devrait être réévalué et adapté aux conditions de vie des travailleurs et à l’inflation. Suite à une convention internationale ratifiée, le Burkina Faso a pris un décret d’application en 2010 selon le ministre de la fonction publique. Mais, le SMIG n’a pas été évalué par manque de commission du SMIG fonctionnelle.

« Le gouvernement a contacté le Conseil national du Patronat Burkinabè et l’unité d’action syndicale pour pouvoir rééchanger et voir dans quel sens il faut aller. Parce qu’une réévaluation du SMIG tient compte certes de l’inflation mais tient compte aussi des capacités des différentes entreprises pour ne pas en voulant mettre les travailleurs à l’aise créer des effets revers », a indiqué Bassolma Bazié.

Le ministre salue l’esprit d’ouverture du Patronat vers une augmentation du SMIG « apprécié en fonction de la situation du SMIG ». Le ministre a informé également qu’en 2008 et en 2012 il y a eu une augmentation salariale de « 8 et de 4% qui probablement n’a pas été impactée sur les salaires ».

Mais il faut tenir compte de la santé financière des entreprises 

« La proposition initiale de ce matin c’est de voir la possibilité de calculer ces 8% et ces 4% et les ajouter pour pouvoir avoir le taux actuel du SMIG. Et aller maintenant vers une autre progression, c’est la possibilité d’attendre que la commission soit fonctionnelle pour qu’on puisse se retrouver dans un an, deux ans, pour réévaluer et puis recadrer davantage », révèle-t-il.

Pour Toguyéni Harouna, vice-président du CNPB, le Patronat est sensible à la question du SMIG et va l’analyser avec attention. « Nous espérons très rapidement pouvoir tomber d’accord sur l’augmentation du SMIG.

Les travailleurs l’attendent ; nous avons besoin de travailleurs de salariés et très motivés et nous avons besoin aussi au niveau du pays que les ressources des salariés puissent augmenter pour continuer à booster l’économie. Mais il faut tenir compte de la santé financière des entreprises », a-t-il exprimé.

En rappel, le SMIG est actuellement à 30 684 francs au Burkina Faso.

Akim KY

Burkina 24

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