Alphabétisation: Vers une optimisation de l’éducation en faveur des enfants et adolescents déscolarisés

Les responsables du  consortium porté par la fondation KARANTA, le Forum des Educatrices Africaines (FAWE) et le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education (ROKARE), ont procédé au lancement  officiel de leur projet « un nouveau modèle de classes passerelles pour améliorer l’apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisés ». Il est intervenu ce jeudi 14 juillet 2022 à Ouagadougou en présentiel mais également en visioconférence avec les autres membres du projet à Bamako au Mali.

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Le projet  « un nouveau modèle de classes passerelles pour améliorer l’apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisés » est un projet né de la volonté du consortium KARANTA, FAWE et ROKARE afin de soutenir les efforts de lutte contre l’analphabétisme. Il est exécuté dans les six  pays membres de la fondation KARANTA en Afrique de l’Ouest en l’occurrence le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée, le Niger et le Sénégal.

Il a pour objectif de booster l’éducation et d’accorder plus de chance aux enfants et jeunes non scolarisés de 8 à 15 ans. Cela, au travers de la mise en place de mécanismes de formation pour améliorer l’apprentissage des enfants et des jeunes non scolarisés.

« C’est un projet qui a débuté par une enquête dans des structures  d’éducation non formelle pour adolescent. Et aujourd’hui c’est le lancement officiel et après le lancement, il y a un certain nombre d’activités qui seront déroulées notamment dont le rapport général de cette étude qui s’est menée dans les six pays. Et après ça, identifier les meilleures approches et pour mettre en place ce programme et ce nouveau modèle de classes passerelles », a annoncé Kirassai Ziro, directeur général de l’éducation non formelle et point focal de la fondation KARANTA au Burkina Faso.

Kirassai Ziro, directeur général de l’éducation non formelle et point focal de la fondation Karanta au Burkina Faso.
Kirassai Ziro, directeur général de l’éducation non formelle et point focal de la fondation Karanta au Burkina Faso.

Au regard du flux d’enfants et d’adolescents non scolarisés au Burkina Faso, Kirassai Ziro a laissé entendre que le projet va résorber cette insuffisance grâce à des stratégies pour leur permettre éventuellement d’avoir accès à l’éducation formelle.

Enquête réalisé dans 12 localités de 6 régions

Par ailleurs, le choix des enfants s’est fait sur la base des enfants confrontés aux problématiques de la fermeture d’écoles pour raison sécuritaire ou à cause du COVID-19, le mariage précoce, l’exploitation des enfants, le manque d’infrastructures éducatives, les réalités socio-économiques des parents.

«  La recherche est allée dans 12 localités de 6 régions. Nous avons interviewé les apprenants, les parents d’élèves, les leaders d’opinion, les élus locaux et les administrateurs de ces centres », a indiqué Célestine Traoré, coordonnatrice nationale du ROCARE.

A noter que le projet est subventionné par le Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) dans le cadre de l’initiative KIX 21 du partenariat mondial pour l’éducation à hauteur de 502.950.000 CFA. Il va s’étaler sur trente-trois mois.

Débuté le 1er avril 2021 et il prendra fin courant 2023. « À la rentrée, il y aura l’identification des centres qui vont implémenter la nouvelle approche, le nouveau modèle de classe passerelle et en 2023 on va tirer les conclusions avec un bilan et on verra comment mettre en essaie ce programme de formation des enfants », a conclu Kirassai Ziro.

Aminata Catherine SANOU et Amira SANOU (Stagiaire) 

Burkina 24

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