Situation nationale : Une « Nouvelle génération Burkina Faso » pour scruter l’avenir

Une rencontre constitutive a été organisée le dimanche 17 juillet 2022 à Ouagadougou avec des acteurs de toutes obédiences pour la mise en place d’une « Nouvelle génération Burkina Faso ». Selon ses précurseurs, cette initiative vise à rassembler la jeunesse et de projeter une dynamique nouvelle d’une génération unie pour l’intérêt supérieur de la Nation.

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Au regard de la situation nationale et dans l’optique de mobiliser l’ensemble de la jeunesse pour l’intérêt supérieur de la nation, sans tenir compte des chapelles politiques et des clans, une rencontre a été organisée avec des jeunes de toutes obédiences à Ouagadougou.

Il s’agissait d’une rencontre constitutive pour la mise en place d’un cadre de concertation réunissant la nouvelle génération de citoyens Burkinabè dans toute sa diversité pour réfléchir sur la situation nationale et dans une perspective d’une prise de conscience collective des enjeux du moment. Cette rencontre a réuni une cinquantaine de jeunes constituée, entre autres, des leaders politiques, de la société civile et des leaders d’opinion.

Les participants à la rencontre constitutive de « Nouvelle génération Burkina Faso »

Moussa Serge Dao, membre de la société civile et participant à cette rencontre, a expliqué qu’il s’agit de réunir des acteurs, des figures importantes de la nouvelle génération burkinabè pour réfléchir sur la question de la situation nationale notamment la crise multidimensionnelle que traverse le pays.

« On a essayé d’écouter les différentes lectures de la situation des uns et des autres et essayer d’harmoniser la compréhension de la situation afin de porter des solutions idoines pour juguler un tant soit peu ce qui est possible de faire en tant que nouvelle génération. C’était une rencontre de prise de contact. Il y a des ébauches et des esquisses d’idées que nous allons continuer à approfondir dans le cadre d’une plateforme que nous allons mettre en place. C’est la première rencontre d’une série de rencontres que nous allons initier », a-t-il laissé entendre.

A l’écouter, c’est un cadre pour décloisonner les divergences, les clans et faciliter l’union sacrée de la nouvelle génération dont le peuple a tant besoin aujourd’hui pour lutter contre le terrorisme, mais aussi pour apporter ce qu’elle peut à la construction du pays.

« C’est un cadre entre acteurs qui à la base sont divergents et héritiers d’une ancienne génération. Si les jeunes générations peuvent se réunir et se parler, peut-être qu’on pourra rompre avec ces bagarres qui sont héritières et qui prennent en otage notre société. A l’issue de cette première rencontre, nous nous sommes rendus compte que les jeunes n’ont rien contre les autres. Ce sont des héritiers des bagarres de division et de rancœurs dont les causes leur sont totalement étrangères et que certains perpétuent sans réfléchir. Il faut que ça cesse », a lancé Moussa Serge Dao.

Également, Yeli Monique Kam, personnalité politique et participante à cette rencontre, a souligné qu’il s’agit d’une tribune initiée par la nouvelle génération « parce que nous sommes préoccupés par la situation de la nation ».

…Nous sommes prêts à nous sacrifier…

« Nous voulons aller au-delà de nos chapelles politiques. Lorsqu’on parle en tant que personnalités politique, nos déclarations ont des connotations partisanes. Aujourd’hui nous voulons nous départir de toutes ces considérations et réfléchir sur l’avenir de la nation, l’intérêt général qui est la paix et le développement durable. Nous voulons la paix, nous sommes prêts à nous sacrifier, à nous priver de tout, accepter de perdre notre égo et regarder dans la même direction; et voir comment se donner une main d’association pour accompagner nos autorités afin de réussir cette transition », a-t-elle relevé

Jules César KABORE

Burkina 24

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