Assurance agricole : Les producteurs vers une meilleure appropriation du mécanisme

Le Secrétaire général (SG) du ministère de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, Victor Bonogo, a ouvert les travaux de l’atelier national d’appropriation des produits d’assurance agricole et d’ouverture des souscriptions à l’assurance agricole de la campagne agricole 2022-2023, ce mercredi 20 juillet 2022 à Ouagadougou. 

La suite après cette publicité
Victor Bonogo.
Victor Bonogo, Secrétaire général (SG) du ministère de l’agriculture.

Victor Bonogo, Secrétaire général (SG) du ministère de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, a fait savoir que « cette initiative, lancée en 2020, permet de protéger nos producteurs en cas de sécheresse sur principalement le maïs et le sorgho ». Il a également indiqué qu’ils travaillent à intégrer le riz, qui sera la troisième spéculation.

Il a ensuite lié le choix de la sécheresse au contexte du Burkina Faso. « Les dix dernières années, nous avons une récurrence de sécheresses ou de poche de sécheresses que nous vivons ; des déficits pluviométriques. C’est pratiquement l’un des facteurs qui fatiguent le plus les producteurs au niveau du Burkina », a-t-il avancé, ajoutant que le sens du présent atelier vise « une meilleure appropriation du mécanisme d’assurance agricole au profit des producteurs ».

Jean-Marie Beyi.
Jean-Marie Beyi, Directeur général adjoint (DGA) de la SONAR.

Jean-Marie Beyi, Directeur général adjoint (DGA) de la Société nationale d’assurances et de réassurances (SONAR), espérant une effectivité du produit dans toutes les régions du pays à partir de la campagne agricole 2023-2024, dit mettre à profit cette présente campagne agricole « pour corriger davantage les imperfections en vue d’un meilleur accompagnement des producteurs ». Il a de même rassuré que les dispositions sont prises pour plus d’aisance dans les inscriptions.

« L’assurance agricole est la bienvenue », a dit Madi Kondombo, représentant de la Chambre nationale d’agriculture (CNA). Il a également réaffirmé son attachement et engagement à la réussite de cette assurance agricole durant la campagne 2020-2021. Il a en somme invité les producteurs à s‘atteler et à faire confiance au produit mis à leur disposition.

Assurance agricole 

En phase pilote dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-ouest et de l’Est, l’assurance agricole vise à protéger le producteur qui a adhéré contre les risques de pertes de rendement de sa récolte en maïs ou sorgho suite à une insuffisance de pluie ou à une sécheresse.

Le montant garanti est de 130 000 F CFA/ha. Le prix TTC (prime d’assurance) du montant garanti est de 12 387 F CFA/ha. La subvention de l’Etat est de 50% soit 6 194 F CFA/ha. Le producteur paiera 6 193 F CFA/ha. Sont plus exactement concernées par cette assurance, les personnes physiques ou coopératives éligibles à la subvention sur la prime par l’Etat.

A la fin de la campagne, par zone assurée, l’agent de calcul (du ministère de l’agriculture, de l’agence de la météorologie, de la SONAR, de la captive de réassurances (MAMDA RE) de la Mutuelle marocaine d’assurances agricole) détermine le rendement à l’hectare et identifie ainsi les zones touchées par un déficit des précipitations ou des poches de sècheresse.

Les zones sinistrées sont celles pour lesquelles l’indice calculé affiche une valeur en deçà du seuil du déclenchement spécifique à la spéculation. Le montant de l’indemnité dépendant de l’écart à la baisse du rendement calculé par rapport au seuil défini par avance (820 Kg/ha pour le maïs et 890 Kg/ha pour le sorgho).

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

Écouter l’article
publicite


publicite

Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page