«La rupture du processus électoral est un frein brutal au cheminement du Burkina Faso» (Souleymane Ouédraogo, membre de la CODEL)

La Convention des Organisations de la Société Civile pour l’Observation des Élections (CODEL) a lancé son projet de « veille et de monitoring citoyen pour une bonne gouvernance électorale au Burkina Faso », ce jeudi 21 Juillet 2022 à Ouagadougou. 

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Suite à la rupture du processus démocratique avec le putsch du 24 janvier 2022, la convention des Organisations de la Société Civile pour l’Observation des Élections (CODEL) a mis en place un projet dénommé « Veille et suivi citoyen pour une bonne gouvernance électorale au Burkina Faso ».

Pour Hien Dah Daniel, vice-président de la CODEL, le projet qui sera mis en œuvre sur une durée de trois (03) mois permettra à la Convention de sensibiliser la population sur les différentes recommandations « et appeler les autorités à assainir le processus électoral pour une meilleure gouvernance au Burkina Faso ».

L’objectif global du projet est d’encourager les acteurs clés à prendre en compte les différentes recommandations des missions d’observations dans les futures reformes électorales à venir selon Hien Dah Daniel.

Le Burkina Faso doit tirer leçon des insuffisances des élections passées

Pour Hamidou Ouédraogo, il est nécessaire de revenir à l’Etat de droit démocratique. Et cela passe par des élections crédibles selon le président du CODEL selon qui le Burkina Faso doit tirer leçon des insuffisances des élections passées.

Les activités du projet seront réalisées principalement dans la région du centre notamment à Ouagadougou. Les activités phares sont entre autres une réunion de capitalisation sur les recommandations issues des observation électorales de 2015 et 2020, un forum sur la corruption électorales et le financement illicite des partis politiques, des plaidoyers ainsi que des communications sur les reformes électorales.

« C’est un gâchis »

La rupture du processus électoral par l’avènement du MPSR est un recul démocratique selon les responsables de la CODEL. « C’est un frein brutal au cheminement du Burkina Faso, surement résolu vers l’Etat de Droit. C’est un gâchis, c’est un coup d’arrêt à cette construction à l’Etat de droit démocratique véritablement dans lequel on était tous engagés.

C’est un gâchis également parce que les élections ont englouti énormément d’argent. Des dizaines de milliards. Pour organiser encore ces types d’élections dans à peu près 24 mois, il faut encore mobiliser des ressources », explique Souleymane Ouédraogo, membre du CODEL.

Qu’à cela ne tienne, la CODEL entend continuer son travail d’éducation électorale et pour contribuer à préparer le retour à une vie Constitutionnelle normale. Pour ce faire, la convention appelle les autorités actuelles à plus d’engagement afin que le Burkina Faso recouvre la paix, gage de l’organisation d’une élection réussite avec la mise en place d’institutions fortes afin de garantir la pérennité de l’Etat de droit démocratique.

Akim KY

Burkina24

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