Burkina Faso : « L’insécurité ou le terrorisme prospère là où il n’y a pas eu de développement » (Sydwaya Sosthène Ouédraogo, juriste)

Le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) a tenu du 26 au 27 juillet à Ouagadougou un atelier de formation au profit d’une quinzaine de journalistes. Ces derniers ont été outillés sur les questions liées aux droits humains dans un contexte marqué par l’insécurité à travers sur la thématique « Respect des droits humains dans la lutte contre le terrorisme ».   

La suite après cette publicité

Renforcer les connaissances, les compétences, les aptitudes et les capacités des journalistes sur les questions des droits humains au Burkina Faso surtout dans un contexte marqué par l’hydre terroriste, sont entre autres les objectifs que se sont assignés le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) et ses partenaires en organisant un tel atelier.

Durant les 48h, les journalistes ont touché du doigt les réalités concernant la gestion des droits humains dans le contexte actuel. A cet effet, des communications ont été dispensées par Sydwaya Sosthène Ouédraogo, juriste de formation.

Sydwaya Sosthène Ouédraogo, juriste de formation
Sydwaya Sosthène Ouédraogo, juriste de formation

Le respect des droits humains est « alarmant »

Dans sa présentation, il est d’abord revenu sur les fondamentaux des droits humains en expliquant que les droits humains « sont des droits essentiels qu’on ne peut pas retirer, qu’on ne doit pas retirer, qui s’attachent à la personne humaine peu importe d’où il vient, qui il est ».

Dans un contexte à fort défi sécuritaire marqué par le terrorisme, Sydwaya Sosthène Ouédraogo a notifié que le respect des droits humains est « alarmant ».

« Tous les jours dans les infos vous entendez des attaques, vous entendez des tueries monstrueuses, le terrorisme est lui-même la négation d’un droit essentiel qu’est la vie. Dans un État attaqué par le terrorisme et des phénomènes hybrides d’insécurité et de plusieurs conflits, on ne peut pas dire que les droits de l’Homme sont respectés », a relaté Sydwaya Sosthène Ouédraogo.

Pour lui, les droits humains sont des droits inhérents et inaliénables. Par conséquent, refuser de respecter les droits humains des terroristes est synonyme de non respects des valeurs. « Quand on dit respecter les droits humains des terroristes ou des présumés terroristes, ça veut simplement dire, s’assurer qu’ils soient jugés dans les règles de l’art, qu’ils puissent se défendre correctement et qu’on ne les juge pas n’importe comment parce qu’on pense qu’ils sont des terroristes », a argué Sydwaya Sosthène Ouédraogo tout en soulignant que leur jugement pourrait aider à comprendre davantage leur fonctionnement.

En sommes, il a attesté que pour un respect conséquent des droits humains au Burkina Faso, il faut investir tout en développant le pays et renforcer les institutions en leur dotant de moyen humain et matériel pour un bon fonctionnement de la justice. Il a conclu en affirmant que « l’insécurité ou le terrorisme prospère là où il n’y a pas eu de développement ».

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24 

Écouter l’article
publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page