«BUTS», un cadre de réflexion qui veut faire les choses autrement sans se donner une couleur politique

Un mouvement de plus s’ajoute parmi tant d’autres au Burkina Faso : Mouvement des «Burkinabè unis pour la transformation sociale», (BUTS en abrégé). Le lancement officiel dudit mouvement qui se veut un «cadre de réflexion » comme l’ont laissé entendre les initiateurs est intervenu ce samedi 30 juillet 2022 à Ouagadougou. 

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Même si les géniteurs de ce mouvement parlent pour le moment d’un cadre de réflexion ou encore d’une association, le mouvement «Burkinabè unis pour la transformation sociale » se positionne comme un parti politique en gestation.

Ce qui confirme tous les soupçons, c’est la présence de presque toute la classe politique burkinabè surtout ces «grands» de la politique de ces dernières décennies : Zéphirin Diabré, Me Stanislas Sankara, Me Gilbert Noël Ouédraogo, Alassane Bala Sakandé, Justin Somé, la liste est longue…

Zéphirin Diabré, Me Stanislas Sankara…

Ils y étaient tous présents au lancement de ce mouvement. Et ce n’est pas tout, on note aussi la présence des grands leaders coutumiers pas des moindres, notamment l’émir de Djibo, les représentants du Mogho Naaba, de Naaba Kiba et tant d’autres chefs…

Rosine Sori-Coulibaly, coordinatrice du BUTS

Mais à en croire la coordonnatrice du mouvement, Rosine Sori-Coulibaly : «Nous nous positionnons comme un cadre d’expression démocratique, une dynamique de veille citoyenne et une force d’interpellation et de propositions d’idées novatrices et salvatrices».

Par ailleurs, elle a noté que BUTS est un mouvement citoyen qui ne connaît pas de frontière politique et qui est ouvert à toutes les couches sociales burkinabè pour se démarquer des systèmes partisans.

«C’est un mouvement intergénérationnel, il y a des plus âgés et des plus jeunes. Nous voulons vraiment sortir de ce système partisan pour pouvoir avancer avec tout le monde», a poursuivi Rosine Sori/Coulibaly.

À la question de savoir comment BUTS comme un cadre de réflexion compte s’y prendre sur le terrain pour réaliser ses actions dont il appelle à rallier ses rangs, Rosine Sori-Coulibaly a affirmé que toute action que l’on fait d’une manière ou d’une autre est politique du fait qu’elle s’intéresse à la région de la cité.

«Mais nous nous sommes rendus compte finalement que les partis politiques traditionnels tels qu’ils ont mené la lutte, finalement ne nous ont pas amenés à une cohésion sociale durable.

C’est pour ça que nous pensons qu’il faut faire les choses autrement, mais pas seulement se donner une couleur politique et dire qu’on est de gauche ou de droite. C’est seulement de dire voilà le problème fondamental ou les problèmes fondamentaux de notre société, comment fédérer les énergies. 

D’ailleurs quand vous voyez le taux de participation aux élections, vous pensez que toutes les populations sont intéressées ? Je crois que non. C’est important qu’il y ait cet éveil de conscience pour que tout le monde adhère et tout le monde nous aide, qu’on puisse s’aider mutuellement à faire avancer notre pays », a-t-elle laissé entendre.

Que BUTS ne soit qu’un cadre de réflexion ou une simple association qui veut contribuer au développement du Burkina Faso, le temps tranchera.

Les journalistes Abdoulaye Barry et Boureima Ouédraogo sont respectivement secrétaire général et porte-parole du mouvement.

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