Inhumation des restes de Thomas Sankara le 4 août : « Si tel est le cas, l’UNIR/MPS prendra ses responsabilités », prévient Bénéwendé Sankara

L’Union pour la renaissance/Mouvement Patriotique Sankariste (UNIR/MPS) a tenu une conférence de presse, ce 1er août 2022 à Ouagadougou, pour annoncer son congrès extraordinaire prévu pour se tenir les 4, 5, 6 novembre 2022. Une occasion pour Me Bénéwendé Stanislas Sankara de revenir sur le possible enterrement du père de la révolution burkinabè, Thomas Sankara et ses 12 compagnons le 4 août 2022. Dans une longue explication, il s’est indigné de la situation avant de prévenir en disant que si cela s’avère, son parti prendra ses responsabilités.

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« Si on les enterre le 4 août par la violence, par la force, sans tenir compte de la dignité humaine, et du respect, de la considération due aux familles, un jour on va les exhumer encore », a prévenu l’avocat de la famille Sankara, Me Bénéwendé Stanislas Sankara.

« Je crois que ces restes ont été suffisamment malmenés. Il faut que finalement, on apporte du respect et de la considération à nos illustres morts », s’est indigné Me Sankara. Celui-ci refuse d’ailleurs de croire que l’information est vraie. « Je reste, moi, personnellement convaincu que c’est une fausse information. Je n’ai pas encore entendu au Conseil des ministres une décision dans ce sens. C’est la presse qui en parle. Même les familles (des victimes,NDLR) sont étonnées », a-t-il insinué.

Ce que Me Bénéwendé Sankara sait sur le possible enterrement des restes de Thomas Sankara et ses compagnons le 4 août

Il poursuit en expliquant ce qu’il sait sur la question : « Je ne sais pas d’où vient l’information, mais ce que je peux dire en tant qu’avocat, c’est que j’ai participé à des rencontres avec les familles. À une rencontre le 2 juillet, qui pour la première fois, portait à l’ordre du jour, comment inhumer les restes de Thomas Sankara et ses 12 compagnons. C’était au bureau de garnison. Nous avons été soulagés de la façon dont on a présenté au niveau militaire le scénario. Je précise qu’il nous a été dit qu’un comité national d’organisation a été mis sur pied. Est-ce que vous avez entendu parler de ce comité ?

On a dit que le président Thomas Sankara a droit à des funérailles nationales, avec un hommage national qui doit se faire à la place de la révolution où toutes les troupes vont défiler et qu’il a droit aux honneurs dus à son rang de Chef d’État. La famille a demandé du temps pour se concerter. Même pour déterrer les restes, les familles se sont concertées. C’est ce que la famille a demandé, un temps pour se concentrer et revenir à l’institution militaire.

Celui qui nous avait reçus a précisé la pression du commandement (sur lui, NDLR). C’est là où ça pose problème. Il a précisé qu’il a la pression du commandement, mais il n’a jamais dit qu’il a arrêté ou qu’on lui a dit d’arrêter une date définitive. Au contraire, il a voulu concerter la famille pour les entendre sur leurs préoccupations.

Et l’une des grandes préoccupations des familles, c’est qu’on n’enterre pas le président Thomas Sankara au Conseil de l’Entente, dans les cimetières communautaires, ou à Dagnoën et de faire en sorte que la démarche implique toutes les familles. Est-ce que dans ces conditions-là on peut dire qu’il y a une date que quelqu’un a arrêtée ? », questionne l’avocat de la famille.

Il le dit sans équivoque : « moi je dis que celui qui a dit ça (la date d’enterrement de Thomas Sankara et ses compagnons le 4 août, NDLR), ce n’est pas le président Thomas Sankara seulement qu’il veut enterrer, il veut enterrer aussi les idées de Thomas Sankara, la révolution de Thomas Sankara ».

Il prévient pour terminer : « si tel est le cas, et bien, l’UNIR/MPS, parti Sankariste prendra également ses responsabilités ».

Hamadou Joseph Ouédraogo 

Burkina 24

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