62 ans d’indépendance du Burkina : L’ABFAM réfléchit à son apport dans la résolution de la crise sécuritaire

L’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM) et les fans et populations de la commune rurale de Koubri, dans la province du Kadiogo, région du Centre, ont eu une journée d’échanges autour du thème : « Burkina Faso, crise sécuritaire : Quel apport de la femme artiste musicienne ? », ce vendredi 5 août 2022. L’occasion a également servi de cadre pour, entre autres, un partage d’expériences.

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Selon l’Artiste musicienne-auteur compositeur et présidente de l’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM), Maï Lingani, à l’état civil Maïmounata Lingani, cette journée est voulue afin de créer « un cadre de réflexion, de concertation pour échanger sur l’apport de la femme artiste musicienne dans l’avènement de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso ».

Maï Lingani.
Présidente de l’Association burkinabè des femmes artistes musiciennes (ABFAM), Maï Lingani.

Ce, parce que « nous vivons dans un moment d’insécurité. Nous vivons en quête de paix et de cohésion sociale », a-t-elle expliqué. La présente activité, a-t-elle aussi fait savoir, est organisée en prélude à une « marche blanche ».

« Nous sommes en train de préparer une grande activité qui est la marche blanche dans laquelle toutes les femmes artistes musiciennes vont s’habiller aux couleurs de la paix pour marcher avec des slogans qui vont dans le sens de la paix et de la cohésion », a-t-elle indiqué.

Le choix de tenir la présente journée le 05 août, jour de la célébration de la proclamation de l’indépendance du Burkina Faso, n’est pas fortuit si l’on en croit le propos de la présidente de l’ABFAM. « C’est pour se rappeler que nous sommes libres, et que de cette liberté, il est de notre devoir de jouer notre rôle en tant que femmes à part entière. Et dire que la femme aussi a contribué à l’indépendance en Afrique », s’est-elle justifiée.

Maï Lingani, les siens et les fans et populations de Koubri ont pensé reboisement.

En plus de la conférence-débat sur le thème « Burkina Faso, crise sécuritaire : Quel apport de la femme artiste musicienne ? », il y a eu une séance de reboisement sur le site de l’espace culturel Lounga (lieu de la rencontre), le partage d’un repas communautaire avec les fans et populations de Koubri, un partage d’expériences avec Amity Meria (30 ans de carrière musicale) et Issouf Compaoré (50 ans de carrière musicale) et une ambiance festive. Bibata Nana, Artiste musicienne, a été la marraine de la journée.

L’ABFAM est née en 2015 sous le mandat de Amity Meria. Elle comprend près de 200 membres de différentes couches sociales, de différents styles de musique ; des femmes qui ont vécu toutes formes de violence. L’association travaille à permettre la formation professionnelle ; le développement personnel, social et financier de la femme artiste burkinabè. Au Burkina Faso, plus de 2000 femmes artistes musiciennes tous genres confondus sont dénombrées.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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