Burkina Faso : Les difficultés s’enchainent au niveau de la mine de Perkoa

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Depuis le 16 avril et l’inondation qui a entrainé la mort de huit travailleurs dans les installations souterraines, la production de zinc est suspendue à la mine de Perkoa. Cette situation a contribué à mettre son propriétaire canadien au bord de la faillite.

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Au Burkina Faso, le canadien Trevali Mining compte fermer sa mine de zinc de Perkoa, où une inondation a entrainé la mort de huit employés plus tôt cette année et provoqué la suspension des activités. Cette décision, communiquée vendredi 23 septembre par la direction de Nantou Mining, filiale locale de la société canadienne, entraine le licenciement des travailleurs restants.

A en croire Ditil Moussa Palenfo, l’un des responsables de Nantou Mining, la réhabilitation de la mine sinistrée est compromise par le manque de moyens financiers. « Les fonds sont à peine suffisants pour couvrir les indemnités de départ des employés licenciés », a-t-il ajouté, selon l’Agence Ecofin ce lundi 26 septembre 2022.

Il faut en effet souligner que la maison mère de Nantou Mining est au bord de la faillite, après avoir notamment échoué à rembourser ses créanciers. Elle a lancé un processus de vente de deux mines de zinc, dont celle de Rosh Pinah en Namibie, et son PDG Ricus Grimbeek a démissionné. L’absence de Perkoa de la liste des actifs cédés s’explique sans doute par son état actuel.

Pour le moment, les autorités de Ouagadougou n’ont pas encore commenté la décision de Trevali et son impact sur les travailleurs de la mine. Perkoa a livré 161 millions de livres de zinc l’année dernière et sa fermeture risque d’entrainer des pertes de revenus pour l’Etat.

Source : Agence Ecofin 

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