« Ce n’est pas un coup d’Etat, mais plutôt l’expression d’une dynamique interne d’efficacité du MPSR »

Ceci est une déclaration du Cadre de réflexion et d’action pour le développement durable (CREDD) sur l’actualité nationale. 

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EVICTION DU LCL DAMIBA, UNE DYNAMIQUE INTERNE DU MPSR QUI RASSURE LE PEUPLE BURKINABE

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Le changement opéré à la tête du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR) le vendredi 30 septembre 2022 est un événement majeur dans la vie de notre nation, d’autant plus que le Dirigeant de ce mouvement était le Président de la Transition politique en cours dans notre pays.

Le CREDD voudrait à travers ces lignes donner sa lecture de la situation, non sans contribuer dans la dynamique actuelle de notre peuple à la recherche de solutions pérennes dans ces moments difficiles que vit notre chère patrie.

Contre toute attente, le LCL DAMIBA a échoué

Le LCL DAMIBA n’a pas su faire du retour de la sécurité et de la reconquête de l’intégrité du territoire national la priorité de ses priorités. Alors que nous assistions à une augmentation fulgurante des attaques avec pour conséquences un nombre croissant de victimes civiles et militaires, des déplacements massifs quotidiens de populations fuyant la terreur sur l’ensemble du territoire, un maillage progressif de l’ensemble du territoire par les terroristes, Paul-Henri Sandaogo DAMIBA était visiblement de plus en plus préoccupé à protéger « sa chose ».

Les révélations faites ces derniers jours sur des projets de versement de primes à une partie des soldats qui seraient fidèles au Président déchu font croire à beaucoup de Burkinabè qu’une forme de reconstitution d’un modèle RSP était en gestation. Toute chose qui, certainement contribuerait à enfoncer le clou de la division dans notre armée, au moment même où elle doit s’unir pour se battre pour la patrie en agonie.

La volonté affichée de restaurer un ordre ancien pourtant vomi par le peuple avait fini par donner des relents politiques à la transition et avait semé le doute chez beaucoup de nos concitoyens sur la fiabilité du leadership du MPSR, rendant ainsi inefficace la lutte contre le terrorisme qui était pourtant l’axe fondamental de l’agenda de la transition.

D’autres faits et gestes avaient contribué à mettre en doute les intentions réelles et la capacité du LCL DAMIBA à restaurer la bonne gouvernance. L’augmentation exponentielle des salaires des membres de l’Exécutif, la Nomination de Directeurs généraux à la tête de structures étatiques, foulant du pied les textes en la matière en sont quelques exemples. Toutes choses qui rendaient les réformes politiques, les réformes en matière de gouvernance et les réformes de l’institution militaire quasi impossibles. Ne dit-on pas qu’il est impossible d’enlever la paille qui est dans l’œil de son voisin quand on a soi-même une poutre dans le sien ?

Le LCL DAMIBA avait frontalement fait un pied de nez à la justice en défiant frontalement la décision de justice qui condamne l’ancien Président Blaise Compaoré à la prison sous prétexte de l’urgence d’une certaine réconciliation. En toute évidence, cela était ni plus ni moins qu’une trahison vis-à-vis de son serment en tant que Président du Faso de veiller au respect de la constitution qui consacre la séparation des pouvoirs;

Enfin, les dernières semaines de la Présidence DAMIBA ont consacré le retour des vieux démons connus sous les régimes dictatoriaux de notre pays à travers les restrictions sous formes de menace et de violence des libertés individuelles et collectives chèrement acquises.

Ce n’est pas un coup d’Etat, mais plutôt l’expression d’une dynamique interne d’efficacité du MPSR.

L’éviction du LCL DAMIBA à la tête du pays nous rappelle sans exagération ce qui s’est passé récemment au Royaume Uni lorsque le parti conservateur décida de remplacer son champion Boris Johnson par Liz Truss. Le Capitaine TRAORE a dit clairement n’avoir aucune rancœur contre celui qu’il remplace à la tête du MPSR.

Ce qui le préoccupe dit-il, c’est l’efficacité de la transition c’est-à-dire la résolution de la question sécuritaire et humanitaire. Cela ressemble d’onc d’une révolution démocratique de palais format junte qu’il faut saluer, surtout qu’elle a été conduite avec la détermination des acteurs à éviter l’effusion de sang.

Le CREDD lance un appel à tous les acteurs

Le CREDD tient à féliciter le MPSR pour sa capacité interne à se réinventer, à se récréer pour répondre aux attentes du peuple Burkinabè dans ces moments difficiles de notre histoire.

Nous encourageons le nouveau dirigeant du MPSR dans sa dynamique de faire de la restauration de la sécurité et de l’intégrité du territoire sa seule priorité du temps restant de la transition. Nous encourageons à la mise en œuvre d’une stratégie de reconquête,  de sécurisation et d’occupation progressive des zones sous occupation en tenant compte de nos capacités matérielles et humaines.

Nous encourageons le MPSR à travailler à la mise en place d’une véritable armée digne, numériquement, matériellement et techniquement prête pour assurer notre intégrité territoriale et une vie paisible à nos populations. Chose sans laquelle il n’y a point de développement.

L’organisation d’élections libres et véritablement transparentes d’élections sans exclusion aucune d’un Burkinabè quel que soit son bord ethnique, politique, religieux et social, doit être le couronnement de cette transition. Démocratie et lutte contre le terrorisme ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, c’est la qualité des hommes qui détermine tout.

La diversification des partenariats au niveau international doit se faire en toute souveraineté, sans aucune pression quelconque, fut-elle interne ou externe. L’intérêt supérieur de notre fière patrie doit primer sur toutes autres considérations.

Enfin, le CREDD invite toutes les couches sociales des populations Burkinabè à soutenir la transition tout en gardant toujours l’œil de veille citoyenne exemplaire qu’elles ont su garder jusqu’ici et à n’agir toujours que dans l’intérêt supérieur de la nation Burkinabè. Nous invitons les acteurs politiques, de la société civile et du monde syndical à savoir raison gardée accompagner les bonnes intentions affichées par la nouvelle direction du MPSR. Seule la patrie demeure, les hommes passent.

LE CREDD, Agissons. Ensemble !

Pour le CREDD, le Président

Pato DONDASSE 

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