Verdict du procès Kamao : « Je suis totalement déçu » (Me Guy Hervé Kam)

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Poursuivi pour outrage au lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, Ollo Mathias Kambou a été jugé. Son procès ouvert le 16 septembre dernier a connu son verdict ce mardi 4 octobre 2022.

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« 6 mois d’emprisonnement, une amende de 300.000 FCFA, le tout assorti d’un sursis », c’est la peine qu’a écopée le membre du balai citoyen, Ollo Mathias Kambou, poursuivi pour outrage à l’ex président Damiba.

Ce verdict donné par le président du tribunal n’est pas du gout de l’avocat chargé de la défense de Ollo Mathias Kam, qui prétend que la justice a empiété sur la liberté d’expression. « Nous sommes totalement scandalisés, par cette décision. En assortissant la décision de sursis,  monsieur Ollo Mathias dormira chez lui aujourd’hui. Nous disons que la justice a pris partie de condamner la liberté d’expression qui est pourtant l’élément qui est consubstantiel à la démocratie.  

Il n’existe pas de démocratie sans liberté d’expression, surtout à l’endroit de ceux qui choisissent volontairement de diriger les affaires d’Etat. Dans toutes les démocraties du monde, ce sont les juges qui sont montés au créneau, qui ont condamné les Etats, et qui ont amené les dirigeants à reculer sur cette question d’outrage à chef de l’Etat, d’offense à chef de l’Etat. Il est inadmissible qu’en 2022 la justice burkinabè n’arrive pas à rentrer dans ce sciage. Je suis totalement déçu », a regretté Me Guy Hervé Kam.

« S’il faut aller devant les juridictions internationales, nous y irons certainement »

A entendre Me Guy Hervé Kam, la procédure dans le dossier Ollo Mathias Kambou n’a pas respecté son cours. Ce qui l’amène à dire que cette affaire ne restera pas là. « Dans le cas de monsieur Kambou, à la police judiciaire, les procédures ont été royalement violées. Et quand on vient devant le juge, et que le juge donne corps et vie à ces procédures viciées, je pense qu’aucun Burkinabè ne doit se sentir en sécurité quand les juges ne font pas de leur office l’occasion de sanctionner la mauvaise procédure. 

Kamao a été séquestré, il a été placé en situation de détention arbitraire, il a été interrogé dans ces conditions. Il est inadmissible que les juges refusent d’annuler cette procédure. Nous allons conférer avec lui, et nous sommes sur que cette affaire ne restera pas là. S’il faut aller devant les juridictions internationales, nous y irons certainement », a-t-il conclu.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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