Affaires foncières à Koubri : Lettre ouverte d’une famille au ministre de l’habitat

Ceci est une Lettre ouverte d’un citoyen, Ragnanewendé Naarbiga, au nom de sa famille, adressée au ministre de l’urbanisme, des affaires foncières et de l’habitat.

Monsieur le Ministre, je viens par cette lettre vous demander d’intervenir pour réparer une injustice que ma famille subit. En effet, un terrain d’une superficie de  plus de 6 hectares a été attribué à notre défunt père suivant l’arrêté d’attribution du 11 septembre 1979, ayant paru dans le journal officiel (JO) du jeudi  27 septembre 1979.

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Selon l’arrêté ministériel du 11 septembre 1979, le terrain est limité :

  • Au Nord par une rue et un terrain vague
  • Au Sud par la route Ouagadougou- Nakamtenga
  • A l’Est par un champ
  • A l’Ouest par un champ

Ce terrain a été attribué à un citoyen burkinabè décédé en 2006, qui comme tant d’autres dans la zone, voulait se lancer dans l’élevage et l’agriculture. A l’époque, l’Etat incitait d’ailleurs les Burkinabè fonctionnaires à avoir chacun un champ.

Le 11 janvier 2021, après le constat que le terrain de leur père a été occupé par des populations, les héritiers ont adressé au maire de Koubri, une correspondance pour poser de nouveau le problème (avant cela, il y a eu deux autres en date du 29 août 2019 et du 15 décembre 2019). Ils demandaient à l’autorité locale de « prendre toutes les dispositions nécessaires (…) afin de trouver une issue pacifique à cette occupation sans droit de propriété ».

Les héritiers ont par ailleurs demandé à l’autorité locale des précisions sur les éventuels documents dont disposeraient les occupants : « Par ailleurs, s’il se trouve que les occupants du terrain sus-déterminé possèdent des titres d’occupation, je vous serai reconnaissant de bien vouloir, par retour de courrier, me faire parvenir une copie exhaustive des occupants accompagnée du titre d’occupation de chacun …».

Monsieur le Ministre, jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, le maire de Koubri n’a pas daigné répondre à notre correspondance.

Jusqu’à présent, aucune suite officielle n’a été donnée à notre dossier malgré nos multiples démarches, surtout que manifestement c’est une injustice criarde qui a été imposée à une famille par des dépositaires de la loi. En effet, outre les populations qui sont installées, tout porte à croire que des personnes revêtues en son temps du manteau de la loi, sont, elles aussi des occupants du terrain.

Nous avions également adressé une correspondance au receveur des domaines.

Monsieur le Ministre, l’une des missions de la Transition est, selon les mots du Premier ministre, de refonder l’Etat. Cela ne pourra se faire que sur des bases de justice. Nous vous demandons de nous rétablir dans nos droits en réparant une injustice que nous subissons depuis plus de 20 ans.

L’Etat étant une continuité, nous estimons que le gouvernement dont vous faites partie, fera respecter ses décisions pour l’intérêt général et pour la protection des droits des citoyens qui ont placé leur confiance en lui.

Ragnanewendé Naarbiga

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