Crise du Trading au Burkina : « La situation va de mal en pis » (Victimes de gel de compte trading)

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L’association des victimes des sociétés de trading a fait le point sur  l’état  d’avancement de leur dossier en justice ce samedi 19 novembre 2022, à Ouagadougou. 3 ans après, selon les investisseurs, rien n’a avancé et les sociétés doivent toujours environ 35 milliards (capitaux, sans compter les retours sur investissement) aux victimes.

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Un an après avoir interpelé les autorités sur la situation des victimes des sociétés de trading, l’association de ces victimes a réitéré cet appel à travers une mise au point de leur situation. « L’état d’esprit des investisseurs, c’est vraiment la désolation.

Ils (Parlant de l’administration, NDLR) avaient promis de prendre en charge les problèmes sociaux des victimes avant le remboursement. Ils ne l’ont pas fait et malheureusement y a des gens qui ont trépassé dans cette histoire. Il y a des familles qui ont vu leur enfant quitter l’école faute de payement de la scolarité par leurs parents qui avaient investi leur argent dans le système.

Sans compter ceux qui avaient pris des prêts. Il y a une véritable désolation et c’est pour cela nous voulions faire savoir la situation aux autorités », a expliqué le président de l’association, Moumouni Fabre.

Selon lui, cette situation est due au fait qu’aucun texte législatif n’existait pour le trading au moment des faits. «  La  deuxième cause il faut le dire notre justice est trop lente. En exemple au Burkina Faso ici la société Royal a vidé ses comptes, simulé sa mort et quitter le pays et la justice n’a pas été vigilante.

Quel pouvoir avons-nous pour pallier à cela ? L’Etat à est à l’origine de cette crise puisqu’aucune mesure administrative n’a été prise pour le remboursement des fonds collectés au moment de l’adoption de la mesure de gel », a-t-il décrié.

Pour le porte-parole des personnes du 3ème âge de l’association, Roger Barry « la situation va de mal en pis ». Et c’est pourquoi a-t-il lancé « un appel aux nouvelles autorités qui a choisi de changer de paradigme ». Outre cet appel, l’association a menacé de passer « à la vitesse supérieure » si la situation n’évolue pas.

En rappel, cette crise est survenue au niveau de quatre sociétés de trading que sont Globumi, Glofas, Royal Finance et Barka Finance, et a entrainé le gel de leurs comptes bancaires par la justice burkinabè en 2019.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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