Burkina : L’ITIE forme ses parties prenantes sur la chaine de valeur de l’industrie minière

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L’atelier de formation sur la chaîne des valeurs du secteur extractif au Burkina a eu lieu ce mardi 22 novembre 2022 à Ziniaré. Initié par le Secrétariat permanent de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (SP-ITIE), l’atelier devra durer trois jours. L’objectif est de former les parties prenantes de l’ITIE sur la chaîne de valeur de l’industrie minière au Burkina Faso. 

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ITE présidium

Les parties prenantes de l’ITE doivent maîtriser le processus de production des industries extractives. C’est le leitmotiv de l’ITIE à travers l’organisation de l’atelier de renforcement de capacités des parties prenantes au processus ITIE.

En effet, Kanfido Onadja, Secrétaire permanent du SP-ITIE, les populations ont très souvent des doutes sur la capacité des services publics à empêcher la fraude et le faux dans le secteur extractif, et ce, en dépit de l’existence d’un cadre juridique et institutionnel.

Participants à l’atelier de formation

Aussi, à l’entendre, cette méconnaissance du public du mécanisme de surveillance du secteur extractif nécessite un renforcement des capacités des parties prenantes afin qu’elles puissent pleinement prendre part aux débats publics sur le secteur extractif.

C’est entre autres ce qui justifie aussi, selon Kanfido Onadja, l’organisation de cet atelier de renforcement des capacités des parties prenantes au processus ITIE.

Kanfido Onadja, Secrétaire permanent du SP-ITIE

Certaines parties prenantes se sont justement prononcées sur le bien-fondé de cet atelier. Véritablement, celles-ci disent avoir plusieurs attentes vis-à-vis de cet atelier.

Jean-Pierre Guelbeogo, du service de la fiscalité minière à la Directrice générale des impôts l’a fait savoir : « Nos attentes sont énormes par rapport à cette formation. Quand vous prenez l’or, il est obtenu à l’issue d’un long processus. On doit pouvoir nous expliquer les différentes étapes de ce processus. Comment fait-on depuis la recherche jusqu’à l’exploitation pour avoir de l’or. C’est ce que nous voulons avoir comme connaissances sur les étapes de la production de l’or ».

Jean-Pierre Guelbeogo, du service de la fiscalité minière à la Directrice générale des impôts

Lionel Tapsoba, représentant de l’ONG ORCADE, a embouché la même trompette que son prédécesseur. Pour lui, au regard de l’apport considérable des industries extractives dans nos économies, il est impérieux par exemple de comprendre comment se fait le processus pour obtenir le métal jaune qu’est l’or. « J’espère pouvoir avoir toutes les connaissances nécessaires afin de pouvoir les mettre en pratique », a-t-il souhaité.

Lionel Tapsoba, représentant de l’ONG ORCAD

En rappel, l’initiative pour la transparence des industries extractives est une norme mondiale visant à promouvoir une gestion transparente et responsable des ressources naturelles.

Elle cherche à renforcer les systèmes gouvernementaux et des entreprises à éclairer le débat public et à faciliter la compréhension. Le Burkina Faso a adhéré à cette initiative de transparence dans la gestion des industries extractives depuis 2008.

Hamadou OUEDRAOGO

Burkina 24

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