Élections dans un contexte de défi sécuritaire : Des experts cogitent à Ouagadougou

Les organes de gestion des élections en Afrique de l’ouest cogitent les 7, 8 et 9 décembre 2022,  à Ouagadougou sur comment trouver les leviers de résilience des processus électoraux dans un contexte de défi sécuritaire. Une occasion pour ces environ 150 experts issus de 11 pays de l’Afrique Subsaharienne  de trouver les moyens de la consolidation de la démocratie dans leurs pays respectifs. 

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Dans les zones de l’Afrique subsaharienne, la dégradation continue de la situation sécuritaire impacte  les régimes politiques et les processus électoraux. C’est pourquoi les intelligences des organes électoraux desdits pays organisent un cadre d’échanges de 3 jours pour trouver une solution à ce fléau.

« Processus électoraux et crise sécuritaire en Afrique subsaharienne : résilience des organes de gestion des élections » est le thème retenu pour ces trois (3) jours d’échanges. Organisés par la Commission Électorale Nationale Indépendante du Burkina (CENI), ils se veulent une aubaine pour trouver des leviers de résilience des processus électoraux dans ce contexte de défi sécuritaire afin de contribuer à la consolidation démocratique.

Cela, à travers des analyses sur l’impact de la crise sécuritaire sur le processus, le partage d’expérience, l’examen des dispositifs de mise en œuvre du droit de vote des personnes déplacées internes, le rôle et les responsabilités des acteurs du processus électoral, selon le président de la CENI Elie Ouédraogo.

« L’urgence est d’abord le rétablissement de la sécurité. Cela dit, les élections doivent être au rendez-vous de la sortie de crise sinon même, elles doivent  être consacrées à la sortie de crise. Il nous faut travailler à l’avoir en ligne de mire. Nous allons échanger de cela à travers ces 3 jours », a lâché le président de la CENI. 

Ces échanges sont placés sous le patronage du président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. A son représentant le ministre en charge de la sécurité, le Colonel Boukaré Zoungrana de souligner la pertinence du sujet.

« Le sujet sur lequel il porte (…) vient à point nommé. Notre ambition déterminée est d’éradiquer les groupes terroristes. Donc se réunir avec tous ces pays et discuter des problèmes de nos pays est à saluer. Organiser ces élections c’est faire preuve de folie, mais renoncer c’est faire plaisir à nos ennemis (…) », a-t-il insisté.

Participent à ces échanges le Burkina Faso, le Bénin, la Centrafrique, le Ghana, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Sénégal, le Togo, la Guinée et la République Démocratique du Congo. Ce séminaire est organisé avec l’appui de l’Agence américaine de développement (USATO), la Fondation internationale pour les Systèmes Electoraux (IFES) et le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD).

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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