Paix des braves à l’ONATEL, mais pas la fin de la crise !

La crise de l’ONATEL a fait partie des deux questions orales qui ont constitué le fond des débats de la séance plénière à l’Assemblée législative de Transition ce 24 janvier 2023. Deux ministres du gouvernement ont fait face à ces questions pour éclairer les députés et l’opinion nationale. Le député Moussa Koné a été l’initiateur de la question orale sans débat sur la crise à l’ONATEL. À cette question, Aminata Zerbo/Sabane, ministre de la Transition  digitale, des Postes et des Communications électroniques, a apporté des éléments de réponse. 

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« La crise est partie d’une rupture de dialogue entre le Syndicat national des travailleurs des télécommunications (SYNATEL) et l’ONATEL SA », a fait savoir la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabane. À ce jour, elle a assuré à l’Assemblée que le dialogue a repris entre les parties et que les travailleurs ont repris le travail après près d’un mois de grève.

Le député Moussa Koné, posant sa question

Cependant, elle a indiqué que le gouvernement ne peut pas assurer que la crise est définitivement résolue. « Nous ne pouvons pas assurer aujourd’hui que la crise est définitivement réglée. Les négociations se poursuivent et nous suivons de près la situation espérant qu’on aura un accord pour une sortie de crise définitive », a indiqué Aminata Zerbo/Sabane.

Les origines de la crise

« La crise que nous constatons actuellement a débuté le 17 novembre et est intervenue après la rupture des négociations entre le Syndicat national des travailleurs des télécommunications (SYNATEL) et la direction générale sur leur plate-forme revendicative », a rappelé Aminata Zerbo/Sabane.

« Cette plate-forme de 40 points », a-t-elle fait savoir, « est relative entre autres à la logistique et équipement, à l’organisation,  à la rémunération à la formation  et aux points de la plate-forme revendicative de 2018 qui sont restés en suspens ».

Les actions du gouvernement pour une sortie de crise

En outre, le gouvernement par la voix de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques a fait savoir que dès la survenue de la crise, « il a rencontré les deux parties pour essayer de sortir de cette crise à cause du contexte actuel qui est marqué par l’insécurité. Malheureusement ces rencontres n’ont pas permis d’avoir la sortie de crise souhaitée même si les positions ont pu être rapprochées ».

Aussi, ajoute, Aminata  Zerbo/Sabane, « parallèlement à cette médiation, la direction générale du travail a entamé, suivant ces procédures, une médiation également entre les deux parties qui a abouti sur la base d’une plate-forme revendicative réduite à 20 points à un procès-verbal de conciliation sur 10 points et à un procès verbal de non-conciliation sur les 10 autres points ». Aminata Zerbo/Sabane a ainsi rassuré qu’actuellement « on constate une accalmie ».

Les députés à l’ALT

Par ailleurs selon elle, cette crise reste néanmoins latente. «Le service a repris, mais on ne peut pas parler de fin de crise puisqu’il n’y a pas eu d’accord entre les deux parties. Les négociations se poursuivent sur une plate-forme dite minimale qui a été produite par le SYNATEL », reconnaît Aminata Zerbo/Sabane.

En outre, elle a fait noter que l’ONATEL SA est une société anonyme et de ce fait, « le gouvernement accompagne les parties lorsqu’il y a des conflits, mais n’a pas de prérogatives sur l’une ou l’autre partie ».

Néanmoins, pour terminer, la ministre de la Transition  digitale, des Postes et des Communications électroniques a indiqué que le gouvernement suit de près ce qui se passe à l’ONATEL parce qu’il est actionnaire de cette société, mais également à cause de l’importance du secteur des télécommunications.

Lire aussi→ : Réconciliation nationale : Pas de précipitation, le gouvernement appuie volontairement sur le frein

Hamadou OUEDRAOGO

Burkina 24

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