75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme : La CNDH tient un panel à Ouagadougou

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La Commission nationale des droits humains (CNDH) a organisé en différé ce vendredi 29 décembre 2023 à Ouagadougou, un panel à l’occasion du 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH). Cette commémoration s’est tenue sous le thème « Dignité, liberté et justice pour tous ».

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« Au Burkina Faso, la liberté et la dignité sont mises à rude épreuve par les attaques terroristes depuis 2015. Ces attaques terroristes bafouent la dignité des populations, en les poussant au déplacement interne, en tuant sans distinction des civils et militaires, femmes et enfants », a souligné d’entrée Gonta Henriette Alida Da, présidente de la commission nationale des droits humains (CNDH).

Reconnaissante des efforts du gouvernement à lutter contre les groupes terroristes, elle a indiqué cependant que certaines initiatives mises en œuvre dans ce cadre restreignent les libertés individuelles et collectives.

« C’est le cas notamment du décret n*2023-0475/PRES TRANS/PM/MDNAC/MATDS/MJDHRT du 19 avril 2023 portant mobilisation générale et mise en garde dont l’article 8 énonce que les droits et libertés Individuels et collectifs garantis par les lois et règlements, peuvent, dans certains cas, être restreints ou limités conformément à la loi. 

Gonta Henriette Alida Da, présidente de la commission nationale des droits humains (CNDH)

Plusieurs autres dispositions de ce décret sont ambigües et pourraient être sources de menaces pour les libertés. C’est le cas entre autres de la fourchette d’âge de personnes pouvant être réquisitionnées, la qualité des personnes pouvant dûment signer des actes de réquisitions, le manque d’éléments objectifs pouvant justifier la nécessité d’une réquisition », a-t-elle laissé entendre.

Elle a ajouté en outre que la CNDH reste préoccupée par la suspension des activités des partis politiques par le communiqué n°3 du 30 septembre 2023 du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration II.

« Cette préoccupation tient au fait que ce soit un communiqué qui suspende une disposition constitutionnelle (l’article 13) qui dispose que les partis politiques concourent à l’animation de la vie politique, à l’information et à l’éducation du peuple ainsi qu’à l’expression du suffrage. Ils mènent librement leurs activités dans le respect des lois », a-t-elle fait comprendre.

Dans le but de garantir la dignité, la liberté et la justice dans ce contexte de défis sécuritaires, la CNDH par le biais de sa présidente invite le gouvernement à clarifier davantage le décret portant mobilisation générale, à le mettre en œuvre dans l’esprit d’édification d’un Etat de droit et d’une société pluraliste de progrès conformément aux prescriptions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des nombreux instruments internationaux de promotion et de protection des droits humains.

Djemal Saddam El Abdallah SIBA

Burkina 24

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