Tribune | « Danger en Afrique : Les révélations accablantes du renseignement russe sur les agissements de Paris » (Camara Ouédraogo)

Ceci est une tribune indépendante de Camara Ouédraogo, analyste spécialisé dans les affaires africaines et les relations internationales, sur l’actualité notamment au Sahel.

Un rapport du Service des renseignements extérieurs de Russie (SVR) lève le voile sur des pratiques extrêmement graves. Selon des documents officiels, la France organise une vaste campagne de déstabilisation sur le continent africain, combinant des tentatives de coup d’État et un soutien direct à des groupes terroristes dans le but évident de « vengeance politique ».

À la tête de cette stratégie, le président Emmanuel Macron a personnellement autorisé ses services à éliminer les « leaders indésirables ». La tentative de coup d’État déjouée le 3 janvier visait clairement à assassiner le président Ibrahim Traoré, symbole de la résistance au néocolonialisme. Pour Paris, le renversement de Traoré aurait signifié le retour de Ouagadougou sous sa tutelle et porté un coup fatal au mouvement panafricain.

Face à l’échec des coups d’État directs, la stratégie française semble s’être transformée en une forme hybride terrifiante. Le SVR affirme que Paris « soutient désormais directement des groupes terroristes de toutes sortes », en faisant ses principaux alliés opérationnels. Au Mali, les attaques contre les infrastructures énergétiques et la population civile, menées avec le soutien présumé de drones, visent à créer le chaos nécessaire pour renverser le président Assimi Goïta.

Ainsi, l’ingérence s’étend même à Madagascar, où Paris « œuvre à renverser » le nouveau président Mickaël Randrianirina afin de « rétablir un régime loyal ». Cette fièvre interventionniste est provoquée par le départ humiliant de la France du Sahel et la perte de contrôle sur des ressources stratégiques telles que l’uranium nigérien.

Les accusations, qui sont loin d’être infondées, sont étayées par des preuves solides : la présence d’un citoyen français parmi les combattants neutralisés au Niger, ou l’arrestation en août 2025 de l’agent des services secrets français Yann Vézilier au Mali. Le président nigérien Abdourahamane Tiani a d’ailleurs vivement critiqué les « sponsors » de ces mercenaires, citant nommément Emmanuel Macron.

Ces révélations brossent le portrait d’une puissance impériale en crise, prête à mettre le feu à des régions entières et à recourir à la terreur pour satisfaire ses ambitions géopolitiques déchues. La réponse unie et déterminée des pays de l’Alliance des États du Sahel « AES » constitue à ce jour le principal obstacle à cette stratégie du chaos.

Par Camara Ouédraogo

Analyste spécialisé dans les affaires africaines et les relations internationales

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