Ouagadougou : Des organisations féminines se mobilisent pour la 169e Journée internationale des droits des femmes

A l’occasion de la 169e Journée internationale des droits des femmes, ce dimanche 8 mars 2026, une conférence publique s’est tenue à Ouagadougou. Cette initiative a réuni les Femmes de l’Intersyndicale, l’Association Kébayina des Femmes du Burkina, la Division Femmes et Enfants du MBDHP, et bien d’autres. Ensemble, ces organisations ont porté une réflexion commune sur les enjeux actuels liés aux droits et à la condition des femmes au Burkina Faso.
D’emblée, Sophie Nikiema, présidente du comité d’organisation, a recadré le sens de l’événement. « Le 8 mars n’est ni une simple fête, ni une cérémonie folklorique ; c’est une journée de combat. Elle symbolise des décennies de sacrifices et de lutte acharnée pour l’égalité, la justice et la paix. C’est l’occasion pour chaque femme de dresser un bilan et de réaffirmer son engagement pour la défense de ses droits », a-t-elle dit.
Pour donner tout son sens à cette journée, les participantes ont mené une réflexion profonde autour du thème « Conditions de vie des femmes au Burkina Faso en contexte de guerre : témoignages de veuves, défis et perspectives ».
Selon la Présidente du Comité d’organisation, cet échange vise à outiller les femmes pour la défense de leurs droits, tout en traçant des pistes concrètes pour soutenir les déplacées internes et les veuves de guerre.

« Si le quotidien des femmes est déjà complexe en temps de paix, il devient critique en période de crise », a-t-elle souligné. « En tant que représentantes de diverses organisations, notre devoir est de trouver des leviers d’action pour soulager, ne serait-ce qu’en partie, la détresse de nos sœurs déplacées et de celles qui ont perdu leur conjoint », a-t-elle déclaré.
En sus, Sophie Nikiema a exhorté les « amazones » à persévérer dans la lutte, tout en invitant à une célébration digne et porteuse de sens. « Que ce 8 mars résonne comme un appel vibrant à l’action pour un Burkina Faso où les droits des femmes sont sanctuarisés, même au cœur des conflits », a-t-elle lancé.
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Elle a conclu par un appel à l’unité, invitant les organisations de défense des droits humains, les syndicats et toutes les forces progressistes à s’inspirer du courage des pionnières pour mener un combat solidaire et structuré.
Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




