Etats-Unis : Une mère cache une caméra dans les cheveux de son fils autiste et découvre le calvaire qu’il vit à l’école
Aux Etats-Unis, une mère soupçonnant depuis plusieurs semaines des violences envers son fils autiste et non verbal de 7 ans, a dissimulé une caméra dans les dreadlocks de l’enfant pour filmer sa journée d’école. Les images obtenues donnent froid dans le dos et provoquent aujourd’hui une vive émotion dans le pays.
Tiphanee Lee, une mère de famille du Kentucky, aux États-Unis, soupçonnait un employé de l’école de son fils de 7 ans de violence. Ce dernier, autiste et non verbal présentait des signes de traumatisme et sa mère voulait en avoir le cœur net. Les images filmées ont indigné l’opinion. La mère réclame dorénavant l’ouverture d’une enquête et le licenciement de l’auteur des sévices sur son fils, rapportent plusieurs médias dont BFMTV.
Lors d’une conférence de presse organisée le 15 mai par une élue locale, Tiphanee Lee a affirmé que son fils était « terrorisé, dépassé et sans défense » lors de l’incident filmé deux jours plus tôt. « Je suis sa voix, et je parlerai pour lui », a-t-elle déclaré, accusant l’école d’avoir « échoué à protéger » son enfant.
Selon les médias locaux, les parents de Semaj’ recevaient depuis plusieurs mois des remarques sur le comportement de leur fils à l’école, sans constater les mêmes attitudes à la maison. Soupçonnant qu’un problème se produisait dans la classe, la mère a décidé d’enregistrer discrètement une journée de son fils.
« Ce que j’ai découvert sur les images de la caméra est quelque chose qu’aucun parent ne devrait jamais voir ni entendre. Notre enfant a été placé dans une situation où il était effrayé, dépassé et sans défense », a déclaré la mère de famille.
Même si les images ne permettent pas de déterminer précisément ce qui s’est passé ; l’on entend l’adulte crier : « Lâche-moi maintenant ! Dégage d’ici ! Je ne plaisante plus avec toi », tandis que la tête du garçon bouge brusquement avant que celui-ci ne se mette à hurler.
La directrice de l’école a adressé un courrier aux familles pour assurer que les accusations étaient prises « très au sérieux » et qu’un examen interne était en cours. En attendant les résultats de l’enquête, le salarié a été réaffecté.
Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU
Burkina 24




