États-Unis : Marco Rubio lance une offensive contre la CPI et appelle les pays à quitter la Cour

Les États-Unis durcissent une nouvelle fois leur position à l’égard de la Cour pénale internationale (CPI). Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé, ce lundi 13 juillet 2026, le lancement d’une vaste offensive diplomatique contre l’institution judiciaire internationale, qu’il accuse de représenter une menace pour les intérêts américains. Washington promet de nouvelles sanctions et encourage les États parties au Statut de Rome à se retirer de la Cour, rapporte La Presse Ca.

Dans une vidéo publiée sur le réseau social X, un communiqué officiel et une tribune parue dans le Wall Street Journal, Marco Rubio a dénoncé ce qu’il qualifie de « guerre juridique » menée contre les États-Unis.

« La CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, non pas avec des balles ou des missiles, mais avec des statuts, des traités et ce qu’ils appellent le droit international », a-t-il déclaré.

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Selon le chef de la diplomatie américaine, la Cour représente désormais « une menace pour tous les aspects du système politique et juridique américain ». Il estime que les citoyens américains pourraient être exposés à des poursuites par des magistrats étrangers pour avoir défendu les intérêts de leur pays.

Washington indique examiner plusieurs mesures contre la CPI et ses responsables. Parmi les options évoquées figurent des interdictions de voyage, des révocations de visas, un renforcement des sanctions économiques ainsi que des pressions diplomatiques destinées à convaincre les États membres de quitter la juridiction internationale.

L’administration américaine souhaite également que les pays non signataires du Statut de Rome rejoignent cette campagne diplomatique afin de réduire l’influence de la Cour.

Les relations entre Washington et la Cour pénale internationale restent particulièrement tendues depuis plusieurs années. Plusieurs magistrats de la CPI, dont le procureur, font déjà l’objet de sanctions américaines, notamment en raison des enquêtes ouvertes sur Israël, allié stratégique des États-Unis.

En 2024, la CPI avait notamment délivré des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, une décision vivement dénoncée par Washington.

Les juges de la CPI contre-attaquent

En juin dernier, trois juges de la CPI ont saisi la justice américaine pour contester les sanctions imposées par l’administration Trump. Les magistrates Kimberly Prost (Canada), Solomy Balungi Bossa (Ouganda) et Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou (Bénin) estiment que ces mesures constituent une tentative de pression politique sur une juridiction indépendante.

Leur plainte vise notamment le président Donald Trump, le secrétaire d’État Marco Rubio ainsi que le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

Créée en 2002, la Cour pénale internationale est chargée de poursuivre les auteurs présumés de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et crimes d’agression. Les États-Unis, Israël et la Russie ne sont toutefois pas parties au Statut de Rome, traité fondateur de la juridiction basée à La Haye.

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